L’électrification et les sources d’énergie sont incontournables pour le Burundi dans son ambition de la double Vision 2040-2060, tandis que le Maroc a déjà enregistré un pas de géant dans ce domaine. L’échange d’expériences entre le Gouvernement de la République du Burundi et le Gouvernement du Royaume du Maroc est à la base d’un accord de coopération dont la ratification a été l’objet de la séance plénière du mercredi 14 janvier 2026.
Voté à l’unanimité par les Députés présents, ce projet de loi a été défendu par le Ministre des Ressources minières, énergétiques, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme. Dans son exposé des motifs, le Docteur Hassan Kibeya a précisé que cet accord a été signé lors de la tenue d’une commission mixte à Rabat, au Maroc, le 12 mai 2025, par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au développement de la République du Burundi et son homologue marocain.

Cet accord ne risque-t-il pas d’être lettre morte ? s’est inquiétée la plénière. Les Représentants du peuple se sont en effet souvenus d’un précédent accord qui promettait l’extraction de l’uranium et la mise sur pied de quatre mini-réacteurs, en plus d’un centre de cancérologie. Jusqu’à présent, aucun effet concret de cet accord ne s’est encore manifesté.
L’Envoyé du Gouvernement n’est pas de cet avis. L’accord entre le Burundi et la Russie suit son cours, comme en témoigne le séjour actuel au Burundi d’une équipe technique russe.
En outre, il a souligné que l’extraction de l’uranium requiert une autorisation spéciale qui ne peut être délivrée sans la promulgation préalable d’une loi y relative. Le Ministre a rappelé qu’il faut garder à l’esprit que les études techniques constituent une étape cruciale et parfois longue dans la matérialisation de ce genre d’accords stratégiques.