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Modification de la loi organique régissant la Police Nationale du Burundi : les GMIR seront renforcés
6R3A8759

Les commissariats régionaux de police sont supprimés et les commissariats provinciaux passent de 18 à 5 ; les commissariats communaux de 119 à 42. C’est l’une des principales innovations apportées à la modification de la loi organique n°1/27 du 09 décembre 2021 portant missions, organisation, composition et fonctionnement de la Police Nationale du Burundi.

Ministre de l'Intérieur à l'AssembléeC’est l’affirmation du Ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, Monsieur Léonidas Ndaruzaniye, qui défendait, le mardi 20 janvier 2026, le projet de loi y relatif. Ce projet, adopté à l’unanimité au petit matin du mercredi 21 janvier 2026, a allongé la liste des innovations :

  • Les Groupements Mobiles d’Intervention Rapide (GMIR) sont multipliés, couvrant chacun deux à trois communes ;
  • La création de postes de police coïncidant avec les zones administratives au nombre de 451, afin de renforcer la police de proximité ;
  • Chaque poste de police comprendra autant d’antennes de police que de besoin pour rapprocher les services de la population.

La multiplication des organes a inquiété la plénière, qui craint déjà les charges financières et les risques de chevauchements. Cet avis n’a pas été partagé par l’envoyé du Gouvernement pour qui les GMIR existaient déjà, bien que leur effectif passe de 4 à 18. En outre, les GMIR font partie des structures centrales et sont chargés des unités spécialisées ; les risques de chevauchements sont à écarter puisque les GMIR n’interviennent qu’en cas de force majeure.

Le consensus a été que l’immensité des provinces n’appelle pas seulement la police de proximité, mais qu’il est préférable de repréciser les missions du GMIR, lequel devrait bénéficier d’une formation accélérée et très poussée, tâche facilitée par l’existence préalable de cet organe.

Débats parlementairesLes Honorables Députés trouvent également aberrant le fait d’ériger de nombreuses barrières de contrôle. Au-delà de l’interprétation d’une sécurité précaire, ces barrières sont perçues négativement comme des postes de collecte de pots-de-vin.

Saisie au fond, la commission permanente de la défense et de la sécurité a passé au peigne fin le projet de loi sous analyse, à telle enseigne qu’elle a condensé plus d’une centaine d’amendements. La séance plénière, commencée le mardi 20 janvier 2026 à 11h00, s’est ainsi clôturée le mercredi 21 janvier 2026 à 5h00 du matin, après l’adoption du texte à l’unanimité.

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