Sous l’égide du Président de l’Assemblée Nationale, Pascal Nyabenda, les Honorables Députés se sont réunis en séance plénière, le mercredi 26 septembre 2018. Celle-ci était réservée aux questions orales adressées au Ministre de la Fonction Publique, du Travail,et de l’Emploi Félix Mpozeriniga. Il a donné des éclaircissements sur un bon nombre des questions pertinentes de la vie nationale ainsi que la gestion des fonctionnaires de l’Etat.
Répondant aux questions en rapport avec le fonctionnement du Comité Nationale du Dialogue Social, le ministre Mpozeriniga Félix a indiqué que ce comité à une mission d’organiser des dialogues entre les employés et les employeurs ; de prévenir, de gérer et de résoudre les conflits en milieu du travail ; de mettre en place des lois en rapport avec le travail, etc.
Quant à la composition de ce comité, il a souligné qu’il est composé par vingt et une personnes dont sept qui représentent les employés, sept représentent les employeurs et sept représentants du gouvernement. Il a également indiqué que ce comité dispose des représentants au niveau de toutes les provinces. Son souhait étant que ce comité soit aussi représenté au niveau des communes pour qu’il y ait des services communaux de la fonction publique.
A propos des personnes habiletés à saisir ce comité en cas de conflit, le Ministre Mpozeriniga a souligné que tous les travailleurs régis par le statut des fonctionnaires ou par le code de travail ainsi que le gouvernement peuvent saisir ce comité.
Parlant de ses réalisations, M. Mpozeriniga a indiqué que ce comité a déjà intervenu dans différents conflits dont le conflit en rapport avec le recrutement des nouveaux assistants à l’université ; les conflits qui étaient nés à l’hôpital de Makamba , au sein de l’autorité de l’aviation civile ; le conflit entre les enseignants et le gouvernement ; le conflit entre le gouvernement du Burundi et les commerçants de l’ancien marché central, etc. « Beaucoup de travaux ont été réalisés dans le cadre de la prévention des conflits. C’est pourquoi les grèves sont aujourd’hui diminués ».
A la question en rapport avec le remplacement des enseignants qui ne sont plus dans leurs fonctions, soit qui sont décédés , soit nommés pour d’autres fonctions ou partis à l’étranger, le Ministre Mpozeriniga indique que le problème ne réside pas au niveau du ministère de la fonction publique mais au niveau de la procédure de gestion des enseignants. Selon lui, les employeurs ne donnent pas des rapports sur ces cas des enseignants qui ne sont plus dans leurs fonctions.
A propos de l’harmonisation des salaires des fonctionnaires, le Ministre Mpozeriniga indique que la question sera résolue après les quatre ans de gèle des annales car on est en train de mettre en place une politique salariale. Selon lui, à la fin de la troisième année, un document de référence de la nouvelle politique salariale sera déjà prêt. Celui-ci sera soumis au ministère des finances qui, au cours de la quatrième année, va à son tour étudier les modalités de sa mise en pratique afin que cette politique soit exécutée effectivement juste avec la fin des quatre ans de gèle des annales. Cela tiendra de la conjoncture économique du pays.
Le Président de l’Assemblée a voulu savoir la cause principale du retard enregistré dans le remplacement des enseignants dans les écoles primaires et secondaires qui, d’ores et déjà, handicape le système éducatif. Imaginez une école qui manque un certain nombre d’ enseignants alors que la rentrée scolaire a eu lieu il y’a 2 semaine, vous pensez que ces élèves réussiront au même degré que les autres ?S’est interrogé le Très Honorable Pascal NYABENDA avant de demander à l’envoyé du gouvernement à qui revient cette responsabilité si c’est le Ministère de la Fonction Publique, le Ministère ayant l’éducation dans ses attributions ou le Ministère des Finances .
Il a ainsi signifié que cela n’a rien avoir avec le budget car les salaires des enseignants qui ont désertés ,détachés ou décédés sont déjà budgétisés. Le Ministre Félix MPOZERINIGA a expliqué qu’aucun ministère n’est responsable, ça revient plutôt aux directeurs des écoles qui, des fois ne donnent pas des rapports y relatifs pour que le ministère de tutelle soit au courant des places vacantes et engage à temps les procédures de remplacement de ces enseignants.
Les Honorables Députés ont également soulevé la question qui est en rapport avec le ralentissement qui s’observe dans la procédure de réintégration des fonctionnaires en position de détachement ou de transfert alors que c’est bien mentionné dans le code du travail et dans le statut général des fonctionnaires que le fonctionnaire en cette situation doit immédiatement réintégrer le ministère l’origine. Le Ministre de la Fonction Publique du travail et de l’emploi a fait savoir qu’il est au courant de l’existence de cette mauvaise pratique dans certaines institutions.
C’est ainsi, qu’ il a tenu à informer ceux qui s’amusent de cette manière, pensant qu’ils ont en train de punir ou déstabiliser le concerné ,qu’ils le sachent bien, c’est le gouvernement qui en subit les conséquences car a -t-il démontré, dès que le fonctionnaire en détachement dépose sa lettre de réintégration, au niveau de la fonction publique on commence directement à compter son salaire selon le code du travail, même si il restera à la maison pendant trois ans ou plus ils sera impérativement régularisé ,et cela constitue un impact négatif sur le budget de l’Etat. Le fonctionnaire en détachement est seulement demandé de veiller à ce qu’il ne dépasse pas un délai de trois mois selon le code du travail a précisé l’envoyé du Gouvernement.
Le Ministre Félix MPOZERINIGA a en plus signalé que le code du travail réserve une priorité aux personnes Nommées par décret présidentiel ou par instruction intérieure qu’elles doivent être embauché par l’Etat même si il n’a jamais eu de matricule .
s’agissant de la question liée aux fonctionnaires fictifs, qui causent une perte énorme pour le Gouvernement du Burundi ,le Ministre Félix MPOZERINIGA a expliqué que avec l’introduction du logiciel
de gestion des ressources humaines son ministère a mis fin à ce système de détournement des fonds de l’État à travers le payement des matricules des fonctionnaires qui n’ont jamais existé .Cependant, a-t-il ajouté , le problème qui se pose aujourd’hui est que le Ministère, lui seul , n’est pas à la hauteur d’identifier tous les fonctionnaires qui ont déserté, décédé ou abandonné le travail.Et de demander aux organes dirigeants et tous les chefs de services de toujours informer a temps des cas pareils aux autorités hiérarchique afin de prendre des mesures adéquates.