Les Honorables Députés en séance plénière sous les auspices du Très Honorable Président de l’Assemblée Nationale Pascal NYABENDA, ont suivi ce matin, le rapport présenté en deux temps par l’Honorable RURAHINDA Bénigne présidente de la dite commission.
Les Honorables Députés ont d’abord suivi le rapport narratif et dans un second le documentaire tourné lors de la descente. Cette présentation a été projetée en présence des deux membres du gouvernement dont le Ministre à la Présidence chargé de la bonne gouvernance et celui qui, les finances et la privatisation sont dans ses attributions. La justice et la police ont été citées comme les secteurs où les cas de corruption ont été rapportés.
En effet, selon le rapport présenté par la commission il y a des cas de corruption et la preuve en est que des dossiers en instructions devant les parquets sont nombreux d’autres ont été clôturés et un montant non négligeable a été recouvré par l’Etat.
La commission a rencontré différentes personnes ressources les administratifs, la police de roulage et de protection routière, le Président de la Cour des Comptes, les responsables des marchés publics, les transporteurs, etc. Le constat général est que la corruption est toujours perceptible, surtout dans les secteurs de la justice et de la police, celle de roulage et celle de la protection de l’environnement.
S’adressant aux membres du gouvernement la commission permanente en charge de la Bonne Gouvernance a voulu savoir s’il n y avait pas moyen d’amender certaines dispositions de la loi anti-corruption.
Une autre question posée est de savoir les actions prévues par la loi pour lutter contre la corruption dans le secteur de la justice très décrié comme étant le plus corrompu. Les Elus du Peuple ont aussi demandé la somme que le Gouvernement du Burundi aurait recouvré, à partir de différentes instances de lutte contre la corruption, et si cette somme serait suffisante.
Les Elus du Peuple ont aussi demandé s’il n’y aurait pas mise en place, dans différents services publics, des services payants pour ceux qui sont pressés et qui ont tendance à corrompre les fonctionnaires. Comme ça, ce sera officiel et cet argent pourra rentrer dans les caisses de l’Etat.
Le Ministre des Finances Domitien NDIHOKUBWAYO a fait savoir que ce service serait malvenu puisque un citoyen ne peut pas payer pour des services auxquels il a droit.
Les Députés ont aussi demandé si le Gouvernement ne peut pas multiplier et étendre les services de l’OBR jusque dans les coins les plus reculés.
Le Ministre Domitien NDIHOKUBWAYO a répondu que ces postes ont été multipliés, maintenant il y a une douzaine alors qu’avant il n’y en avait que trois. Il a aussi ajouté que la mise en place de ces agences demande beaucoup de moyens, mais aussi elles doivent être implantées dans des coins accessibles, pour la connexion à l’internet.
De son côté le ministre de la Bonne Gouvernance a répondu que ce n’est pas toute la justice ou la police qui sont corrompues, mais des cas isolés ne manquent pas. Pour le secteur de la justice, il a indiqué que des cas de corruption se font voir surtout au niveau des tribunaux de résidence sans oublier aussi que ceux qui ne sont pas satisfaits des procès peuvent s’appliquer à salir la justice.
En ce qui concerne l’amendement de certaines dispositions de la loi anti-corruption, le ministre de la Bonne Gouvernance a indiqué que le processus arrive au niveau du Conseil des Ministre puisque le document y relatif a été déjà présenté.
Pour ce qui est des fonds que le Gouvernement a recouvré à partir de différentes organes de lutter contre la corruption, le Ministre de la Bonne Gouvernance a indiqué que 7 milliards de FBU sont rentrés dans les caisses de l’Etat tandis qu’il y a 100 milliards de FBU que le Gouvernement prévoit à travers les procès qui sont encore en instruction.