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Assemblée Nationale du Burundi

L’Ombudsman burundais présente son rapport annuel d’activités, édition 2020

 

L’Ombudsman adresse annuellement un rapport de son activité au Président de la République, à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Ce mercredi 26 mai 2021, l’Ombudsman Burundais l’Honorable Edouard Nduwimana était l’invité à l’Assemblée Nationale pour présenter son rapport annuel d’activités édition 2020.

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Le Bureau de l’Assemblée nationale

Dans sa présentation, l’Ombudsman Burundais a dit que durant l’année 2020, en matière de médiation l’Institution de l’Ombudsman a recueilli 3115 réclamants dont les dossiers de plaintes se sont chiffrés à 282 parce que plusieurs réclamants peuvent être concernés par un même conflit, et 111dossiers de l’année 2019 qui n’ont pas été clôturés. Le rapport de l’Ombudsman justifie ces retards soit par le manque de suivi de la part d’un plaignant, soit par les manœuvres dilatoires des parties mises en cause qui vont saisir par après les juridictions ou une autre institution à caractère répressif. Au total donc, l’Institution de l’Ombudsman a reçu et analysé 422 dossiers parmi lesquels 117 ont été clôturés ; 29 ont été irrecevables et 305 restent en cours de traitement. Sur le plan préventif, l’idéal pour l’institution de l’Ombudsman est de lutter contre la naissance des conflits. C’est dans ce cadre que de multiples descentes sur terrain ont été organisées par l’Ombudsman du Burundi pour échanger avec la population sur des questions la concernant et beaucoup de conseils ont été prodigués. La promotion de la culture du dialogue entre les différentes couches de la population doit être mise en avant et les gens doivent apprendre à gérer les conflits par le dialogue et non par la force ou par la violence a indiqué l’Ombudsman Burundais. Dans le cadre de la sensibilisation 42 ateliers ont été organisés dans le but de mettre en œuvre les stratégies de sensibiliser les acteurs sur la cohésion sociale et l’établissement d’une paix durable. Des activités ont été menées sur le plan national et sur le plan international dans le cadre de l’amélioration et du renforcement de la collaboration et de la coopération entre l’Institution de l’Ombudsman du Burundi d’une part et, d’autre part, des institutions et organisations nationales et internationales.

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L’Ombudsman burundais, l’Honorable Edouard NDUWIMANA, devant la plénière

Toujours dans sa présentation l’Honorable Edouard Nduwimana Ombudsman Burundais n’a pas oublié de signaler que dans son fonctionnement, l’Institution de l’Ombudsman fait face aux défis suivant : •Elle n’est pas encore complètement décentralisée parce que son budget est insuffisant ; •La Loi qui organise cette institution émane du contexte de l’Accord d’Arusha ; elle n’est plus adaptée au contexte actuel et devrait être révisée ; et •Certains membres du Gouvernement et responsables d’autres administrations ne s’approprient pas ou acceptent difficilement les recommandations de l’institution. Il est aussi revenu sur les perspectives, qui se résument ainsi : •La loi régissant cette institution nécessite une adaptation aux circonstances du moment ; •D’autres antennes régionales et des antennes provinciales de l’institution devraient être créées ; •L’intégration régionale et internationale est prévue d’être poursuivie à travers une coopération soutenue avec les associations d’Ombudsmans et de Médiateurs œuvrant dans ce sens ; •L’intensification de la sensibilisation de la population à travers des ateliers devrait continuer pour appuyer le maintien de la paix et de la réconciliation ; •Privilégier la collaboration avec toutes les institutions de la République, dans la logique de « Reta Mvyeyi », « Gouvernement Responsable » •Poursuivre la recherche de l’autonomie fonctionnelle, dans le cadre de l’axe du renforcement des capacités. En conclusion, l’Institution de l’Ombudsman estime qu’au cours de l’année 2020, elle s’est bien acquittée de ses missions constitutionnelles et légales, compte tenu, entre autres, des textes qui la régit, des missions de médiation effectuées, du contrôle du bon fonctionnement des administrations et des descentes menées sur le terrain.

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Vue partielle des Députés en séance plénière

Le Président de l’Assemblée Nationale l’Honorable Gelase Daniel Ndabirabe a enchaîné en se demandant où on peut situer l’institution de l’Ombudsman parmi les trois pouvoirs et à signaler que cette institution n’appartient pas ni dans l’exécutif, ni dans le législatif et encore moins dans le judiciaire. Les Députés se sont aussi intéressés à certains dossiers traités par l’institution de l’Ombudsman et ont voulu savoir ce qui advient lorsque les recommandations de l’Ombudsman ne sont pas exécutées ? A cette question l’Ombudsman Burundais a répondu en disant que dans ce cas, il recourt à ses organes hiérarchiques, qui sont la Présidence de la République et le Parlement. L’Ombudsman Burundais a dit que ses réalisations sont restées conformes aux missions dévolues à l’institution par les différents textes légaux dont elle est l’émanation, en l’occurrence la constitution de la République du Burundi et la loi N°1/04 du 24 janvier 2013 portant révision de la loi n°1/03 du 25 janvier 2010 portant organisation et fonctionnement de l’Ombudsman.



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