Assemblée Nationale du Burundi

 

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Entrevue entre le premier vice-président de l’Assemblée nationale et les gouverneurs des provinces Rumonge et Muyinga

Même si le mois de novembre est consacré aux vacances parlementaires, ce n’est nullement le moment de repos pour les parlementaires qui changent plutôt d’activités. De surcroît, le statut de mandat national autorise les parlementaires à se sentir chez soi partout au Burundi. C’est ce qui explique d’ailleurs la présence des membres des bureaux du Parlement dans des circonscriptions autres que les leurs.

Pour le cas du premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Sabine Ntakarutimana a d’abord conduit la délégation des parlementaires élus dans la circonscription de Rumonge avant de se diriger chez elle. Chaque fois à son arrivée, la délégation conduite par le premier vice-président de l’Assemblée nationale s’entretenait avec les gouverneurs des provinces visitées.

Ainsi, mardi 02 novembre 2021, monsieur Consolateur Nitunga, gouverneur de la province de Rumonge, a informé que sa province demeure à l’heure actuelle la cadette. La province a vu le jour le 23 mars 2015. Même si le recensement national n’a pas encore été effectué, Rumonge est surpeuplé. Cette province qui compte cinq communes dont deux sont dirigées par les femmes a l’ambition de construire un projet de grande envergure qu’est la RN3 dont les travaux seront lancés incessamment dans le mois. Les autres projets-phares concernent la construction du bureau provincial et du port de Rumonge, projet national et sous régional ; ainsi que le marché transfrontalier financé par la Banque mondiale.

Les autres projets sont entre autres l’expansion de la ville de Rumonge et le développement du secteur touristique étant donné que la province dispose des potentialités touristiques du moment qu’elle s’étend sur une longueur de 75 Km aux rives du lac Tanganyika. Le plan directeur du développement de la ville de Rumonge est donc attendu impatiemment. Le respect des 150m est de mise, même si la population s’arroge le droit de vendre cette portion alors qu’elle est réservée aux priorités de l’Etat.

La maxime du chef de l’Etat qui veut que chaque bouche ait à manger et chaque poche, de l’argent est naturelle à Rumonge où le sol est fertile et le commerce florissant grâce à la culture du palmier. Mais le revers de la médaille, c’est que la population de cette contrée ne répond pas massivement aux travaux de développement communautaires d’où il faut maximiser la pression.

Le changement de mentalité est un combat de longue haleine. Une terre domaniale étendue sur 28 ha a été rétrocédée à la population qui s’est mise ensemble. La population a commencé à résister mais petit à petit elle a cédé et est maintenant consciente des bienfaits de la culture en bloc. Un autre champ de bataille oppose la population à l’administration qui doit veiller jour et nuit pour que la population ne mélange pas d’autres cultures aux palmeraies. En effet, l’OHP (Office de l’Huile de Palme) quand il déracine les vieux palmiers, la population en profite pour planter du manioc. Mais la réussite a été enregistrée au niveau de la culture en saison sèche au moyen de l’irrigation sur les collines.

Quand le premier Vice-président de l’Assemblée nationale a voulu s’enquérir de la situation des sociétés coopératives Sangwe, il lui a été répondu qu’elles se portent mal. L’injonction était d’injecter les fonds dans l’agropastoralisme, alors que le domaine n’attire pas la population. Mais ceux qui ont transgressé la règle en se lançant au commerce de l’huile de palme tiennent bon. La coordination devrait tenir compte de la situation du milieu, l’essentiel étant d’entretenir des activités génératrices de revenu.

A propos de la pêche, il a été constaté que même si la méthode antique a été renoncée au profit de la nouvelle, le rendement du poisson reste à désirer. Dans sa circonscription électorale de Muyinga, l’honorable Sabine Ntakarutimana, à la tête d’une délégation des parlementaires élus dans cette circonscription, a été accueillie mercredi 10 novembre 2021 au cabinet du gouverneur de province. Monsieur Jean Claude Barutwanayo a été inquiété par des cas de suicide qui entachent le domaine de la sécurité. Le 1er Vice-présent de l’Assemblée nationale a recommandé au gouverneur de mener des enquêtes approfondies pour en déterminer les causes. Des malfaiteurs ont aussi semé la terreur en massacrant des citoyens honnêtes. Des voleurs à main armée qui s’étaient repliés en Tanzanie ont été appréhendés en flagrant délit.

En matière sociale, les conflits fonciers qui font des tapages sont suivis par des remue-ménages qui génèrent aussi une forme d’insécurité. Dans le domaine judiciaire, le manque de moyens de déplacement bloque la mise en exécution des jugements rendus puisque les cours et tribunaux n’arrivent pas sur terrain. Le cas alertant se trouve en commune de Gashoho où plus de 200 personnes réparties dans 70 ménages ont failli s’entretuer. Pour ce qui est du secteur de développement, chaque commune s’attèle à concrétiser le programme de la campagne électorale. A titre exemplatif, la commune de Giteranyi a fabriqué à ses propres fonds 1.000 bancs pupitres, au moment où la commune de Gashoho s’active à construire les bureaux des chefs de zones. D’une manière générale, la commune de Butihinda vient en tête en matière de construction des infrastructures tandis que la commune de Gasorwe occupe la dernière place.

Enfin, à la suite de la suspension de l’extraction de mines qui s’effectuait en désordre le gouverneur de la province de Muyinga a tranquillisé la population qui vivait de cette activité que le gouvernement est plutôt en train de rétablir de l’ordre en leur faveur. Les sociétés coopératives Sangwe réclament la diversification des activités. Un autre défi de taille est le manque des natifs qui adhéreraient à ces sociétés coopératives pour servir de modèles.

 
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