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Le Deuxième Vice-président de l’Assemblée nationale visite les différentes réalisations dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage à Mwaro

Publié mardi 30 mars 2021
parChristine Nahimana

La province de Mwaro, a complimenté jeudi 25 mars 2021 le Deuxième Vice-président de l’Assemblée nationale, est avancée dans les préparatifs de la mise en vigueur de la politique du Gouvernement en matière de stabulation permanente. L’Honorable Abel Gashatsi qui s’exprimait devant la presse a tenu ces propos au terme d’une série de visites qu’il a effectuées dans différentes communes de la province avec l’objectif de se rendre compte des réalisations dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage.

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Exploration du domaine agricole de monsieur Patrice Ntibarumunsi

D’abord, il s’est rendu à la colline Musimbwe en zone de Nyakararo de la commune de Gisozi chez un agri-éleveur moderne qui répond au nom de Patrice Ntibarumunsi. Dans un premier temps, il a contemplé une quinzaine de vaches dont l’étable est entourée de plantes fourragères. Dans un deuxième temps, il a visité l’étable des veaux avant de se diriger dans son champ exploité de façon moderne. En effet, entre les courbes de niveau supportées par les plantes fourragères se trouvent différentes cultures dont le haricot, le maïs, les légumes dont les choux et les arbres fruitiers comme les prunes de Japon.

Ensuite, il a été à la colline Kiyange dans la même zone de Nyakararo où il a visité une savonnerie appartenant à un regroupement de six associations.

Puis, il a admiré la porcherie de monsieur Charles Kabweya, un vieillard de 90 ans qui vit sur la colline Kirambi, c’est en zone de Makamba de la commune Rusaka. D’enseignant au juge, monsieur Charles Kabweya a, selon ses dires, sollicité une retraite anticipée pour se consacrer à l’agri-élevage moderne, sa passion. En janvier 2020, il a démarré un autre projet avec 4 porcs, a-t-il affirmé avant de préciser qu’il en décompte aujourd’hui 61 dont 9 ont été octroyés à une coopérative de la place. Il a aussi déploré un décès.

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Pour un non avisé, ce sont des ustensiles. Mais ils valent plus que ça. M. Charles Kabweya (sur la photo) les a importés de l’Ouganda.

L’originalité de la porcherie est son opportunité de servir d’école dans tout le pays. En effet, la porcherie dispose d’un spécialiste qui la suit de près. Fils adoptif de monsieur Charles Kabweya, monsieur Egide Mpawenayo est un diplômé de l’ITAB. Il a poursuivi son enseignement supérieur à l’Université de Ngozi avant de s’envoler pour une formation en Ouganda. Avec les moyens du bord, ce spécialiste fabrique dans son « laboratoire » un complément en protéines à base d’asticots qu’il élève. En saison sèche il plante, sans terre, des graines d’orge dans des récipients appropriés. Les graines donnent dans l’espace d’une semaine des plantes fourragères dont la teneur atteint les 14Kg pour 1Kg de semences. Pour le maïs, la procédure est la même à la seule différence qu’il faut attendre trois semaines.

A propos de la disparition en masse des porcs en saison sèche, monsieur Egide Mpawenayo accuse la forte chaleur. Pour pallier à ce défi, il conseille de faire du lavage intermittent des porcs à des heures caniculaires dont 11, 13 et 15h.

L’expert a aussi confié que les porcs exigent des aliments d’entretien, c’est-à-dire qu’ils doivent être rassasiés. Avec le ventre plein, ils ne poussent même pas de bruit.

La bouse de porcs, a aussi révélé un autre spécialiste de la province qui a pris part à la visite guidée, serait meilleure que celle de vaches en matière de fertilisant. Il a d’ailleurs soufflé à l’oreille une hypothèse qui n’est pas encore vérifiée : la bouse de porcs tuerait les taupes.

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Les semences de pommes de terre

Enfin, l’Honorable Abel Gashatsi a clôturé sa visite au Centre semencier de Nyabitsindu sis à la colline de Rutyazo en commune de Kayokwe. C’est véritablement une chaîne de multiplication des semences. Pour les pommes de terre, le Centre attend que les agriculteurs viennent s’approvisionner. Les semences du coin sont prisées au niveau national, comme l’a affirmé un guide qui a pris comme témoignage l’afflux des agriculteurs qui viennent de toutes les provinces du pays, même de Kayanza alors que la province en dispose un. La raison de cette préférence serait que les semences de Mwaro s’adaptent partout.

Après la visite guidée dans les hangars contenant les semences de pommes de terre, le Deuxième Vice-président de l’Assemblée nationale a été conduit au vaste domaine d’expérimentation où poussent le haricot et le maïs qui ne sont pas encore soumis à la consommation. Pour arriver à cette dernière étape, il faut suivre tout un processus, comme l’a expliqué un guide. Dans un laboratoire de l’ISABU se déroulent des recherches. C’est la souche qui en sort. Avec la multiplication des souches, on obtient des pré-bases. Les cultures sur pied de haricot et de maïs étaient à ce stade. La récolte des pré bases donnent des bases qu’on distribue à la population comme semences. Le défi majeur pour le Centre est le manque de hangars pour exposer le maïs.

Le Deuxième Vice-président de l’Assemblée nationale a débuté la journée de vendredi, le 26 mars 2021 par la visite d’une étable d’un éleveur moderne de la localité de Bisha en zone de Makamba de la commune de Rusaka. Monsieur Lucien Nizombaga qui possède une étable pour les vaches, une autre pour les veaux et une autre encore pour le petit bétail, c’est-à-dire les moutons, trouve que l’élevage des bovins ne rapporte pas beaucoup. A titre exemplatif, un Kg de tourteaux s’achète à 700 Fbu comme un litre de lait. Seulement, a-t-il nuancé, la plus-value s’obtient quand on vend une vache avec sa génisse.

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La génisse savoure de bons moments ;
d’un côté, son propriétaire, monsieur Lucien Nizombaga et de l’autre, le Deuxième Vice-président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Abel Gashatsi

Dans son interview, l’Honorable Abel Gashatsi a énuméré les bienfaits de la stabulation permanente. Tout d’abord, il estime que cette politique vole au secours de la population. Même si elle contraint la population à réduire le nombre de bétail, au moins on est sur que le peu qu’on élève a plus de valeur. Les plantes fourragères qu’on cultive sur la colline poussent le bétail à donner beaucoup de rentabilité au lieu de le laisser déambuler sur les collines.

 
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