L’usage de la langue française, le paiement des contributions en monnaie nationale et l’amendement de l’article relatif au quorum et consensus, tels sont les trois points qui alimentent la révision du Traité de l’East African Community (Communauté de l’Afrique de l’Est) dont le projet est déjà déposé à la table du Conseil des ministres. C’est ce qui ressort de la restitution du rapport issu du forum de haut niveau sur l’état des lieux de l’intégration du Burundi au sein de la Communauté est-africaine (EAC). Ce compte-rendu était au menu de la séance plénière du mardi 26 mai 2026. L’Honorable Ernest Niyokindi et l’Honorable Gervais Abayeho qui ont pris part à ces assises à Kiriri doutent déjà du temps imparti à la résolution de ces questions.

Ce temps est élastique, a averti le Président de l’Assemblée nationale avant de compléter que le Conseil des ministres est un organe au-dessus de l’EALA (East African Legislative Assembly). Contrairement au Burundi où l’Assemblée nationale a la mission de contrôler l’action gouvernementale, à l’EAC, c’est le Conseil des ministres qui contrôle l’EALA. Même le personnel de cette Assemblée législative est nommé par ce Conseil.
Pour le Très Honorable Gelase Daniel Ndabirabe, il existe des questions à l’EAC dont la résolution sera progressive. A titre illustratif ; le tarif douanier est une réalité alors que la matérialisation de la monnaie unique demeure un rêve.

A propos de la matière à réviser, la langue officielle au sein de l’EAC est l’anglais. Cette requête de l’usage de la langue française a été introduite par le Burundi avant d’être consolidée par la République Démocratique du Congo (RDC). Concernant le paiement des arriérés, le franc burundais est facilement compatible en shilling, même si le dollar américain est la monnaie reconnue à l’EAC. Au sujet du quorum, si un seul chef d’Etat est absent et s’il n’a pas envoyé son délégué, le sommet ne pouvait pas se tenir. Pour le consensus, l’unanimité était requise. Mais à cette époque-là, l’EAC était composé par les trois pays fondateurs. Mais actuellement la communauté en compte huit.