Le café et le thé sont les grandes cultures d’exportation qui font entrer des devises au pays, même si l’or a occupé à un moment donné le premier rang. C’est ce qui transparait au terme de la restitution de deux rapports de conjoncture économique de la Banque de la République du Burundi en marge de la séance plénière du lundi 18 mai 2026.
Le rapport des indicateurs de conjoncture économique au 30 septembre 2025 montre une bonne évolution dans la plupart des secteurs de l’économie nationale. La production aussi bien alimentaire qu’industrielle a augmenté et le commerce extérieur a connu de bonnes performances. Cependant, les domaines des prix et des finances publiques ont connu des contre-performances. Le secteur bancaire a maintenu sa résilience malgré la détérioration continue du portefeuille des crédits.
A fin novembre 2025, le constat est que la production industrielle a baissé, l’inflation globale a diminué, le déficit de la balance commerciale s’est accentué, le taux de change du Franc Burundais s’est déprécié et le déficit de la balance commerciale s’est fortement accentué. Comparativement à l’exercice précédent, les finances publiques ont connu une augmentation tant en recettes qu’en dépenses et une dette publique qui s’est accrue. La situation monétaire est caractérisée par une décélération de la base monétaire, un accroissement de la masse monétaire et une baisse du taux d’intérêt moyen pondéré créditeur. L’activité du secteur bancaire a connu une amélioration, le ratio de solvabilité a légèrement diminué, le portefeuille crédit a augmenté, la part des risques a diminué et les fonds propres du secteur bancaire ont enregistré une tendance à la hausse.
Selon le Président de l’Assemblée nationale, dans ce genre de rapport, les chiffres des différents secteurs économiques importent peu. Le Très Honorable Gelase Daniel Ndabirabe mise sur la production qui dicte la tendance.