99,9% c’est le taux des réalisations effectuées par rapport aux prévisions au cours du premier semestre de l’année budgétaire 2025-2026. Sur un montant prévisionnel de 4 606 069 769 671 BIF, les réalisations s’élèvent à 4 599 863 287 669 BIF. Par rapport aux prévisions annuelles d’un montant de 7 273 437 064 838, le taux de réalisation cumulé au premier semestre est de 63,2%, ce qui montre des performances au niveau de la collecte des recettes.
Le Premier ministre Nestor Ntahontuye s’exprimait ainsi devant le Parlement réuni en congrès lundi le 20 Avril 2026 lors de la présentation du rapport de mise en œuvre du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) du Gouvernement comptant pour le premier semestre 2025-2026, conformément à l’article 168 de la Constitution de la République du Burundi.
En effet, ce PTBA s’aligne à la logique du budget- programme qui est à sa troisième année d’implémentation au Burundi. Cette année, le Parlement se réjouit que ce rapport présenté inclut des données des communes, des hôpitaux, des sociétés à participation publique et celles des projets financés par les partenaires au développement. Selon le Très Honorable Gelase Daniel Ndabirabe, c’est une nouvelle innovation à féliciter car elle permet de renforcer la culture de la transparence, gage de la bonne gouvernance.
Au cours de leurs interventions, les Elus du Peuple ont soulevé des inquiétudes liées à la construction des bureaux zonaux. En effet, au moment où l’activité de construction de 360 bureaux zonaux a été rapportée comme réalisée et clôturée avec l’exercice budgétaire 2024-2025, il s’avère que cette activité n’est pas totalement clôturée. Actuellement, 238 bureaux zonaux sont déjà achevés, 206 sont équipés tandis que 122 autres sont en cours de construction. Selon le Premier ministre, ce retard est principalement dû à plusieurs facteurs dont la défaillance de certains entrepreneurs, l’insuffisance des ressources financières restantes ne permettant pas d’achever certains ouvrages, la flambée des prix des matériaux et leur manque sur le marché. Aujourd’hui, il s’avère urgent d’achever les infrastructures restantes dans un délai très proche et d’instruire les entrepreneurs à corriger les erreurs de construction observés car la réception a été effectuée provisoirement.
Ce rapport montre également des disparités au niveau des recettes réalisées par les hôpitaux publics. Pour les Elus du Peuple, la mission des hôpitaux est plus sociale que commerciale. Il faudra donc que les coûts des prestations soient harmonisés pour permettre à toute la population d’avoir accès à des soins de qualité.
Quant aux moyens de collecte des recettes, il en va de la responsabilité du commerçant et du client car si les factures sont falsifiées, c’est aussi une perte indirecte pour le client. Si les machines de facturation électroniques sont utilisées à bon escient, les fonds issus de la TVA seront multipliés par 4 ou 5.
Concernant les sociétés à participation publique qui n’arrivent pas à mobiliser même la moitié de leurs prévisions des recettes, des recommandations ont été formulées à l’endroit du Gouvernement. C’est notamment de produire une liste exhaustive des sociétés à participation publique qui sont fonctionnelles et celles qui sont en phase de liquidation et ainsi suivre de près les gestionnaires des institutions qui font la sourde oreille dans la mise en œuvre de la politique du budget- programme et prendre des mesures qui s’imposent pour corriger les irrégularités constatées dans les données.
Eu égard des performances réalisées, le Très Honorable Président de l’Assemblée nationale encourage le Gouvernement à poursuivre dans la même lancée afin d’atteindre la vision « Burundi pays émergeant » avant même le délai fixé de l’année 2040.