Les données chiffrées des dégâts occasionnés par l’usage du mercure vis-à-vis de la santé humaine et/ou face à l’environnement sont incontournables en matière de sensibilisation. C’est ce qu’a suggéré une opinion en marge de la séance plénière du lundi 07 avril 2026. Au menu : Analyse et adoption du projet de loi portant gestion du mercure au Burundi, projet de loi qui a été voté à l’unanimité.

En effet, dans son exposé des motifs, le ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage a d’emblée déploré que le mercure est une substance très toxique qui représente une menace à l’échelle mondiale pour la santé humaine, notamment sous forme de méthyle présent dans le poisson et les fruits de mer, les écosystèmes, la faune et la flore sauvages.
Pour Madame Calinie Mbarushimana, l’utilisation de mercure et de composés du mercure dans les procédés de fabrication devrait être progressivement abandonnée. A cet effet, a-t-elle insisté, il conviendrait d’encourager la recherche de produits de substitution présentant des caractéristiques sûres ou moins dangereuses pour l’environnement et pour la santé humaine.
Tout en indiquant que, au Burundi existent trois types d’approvisionnement du mercure, en l’occurrence, via les importations dans le cadre de la recherche, du secteur de la santé, et par voie clandestine, difficile à contrôler, souvent utilisée pour l’exploitation artisanale de l’or, elle a néanmoins avoué ne pas disposer de statistiques des dégâts résultant de l’utilisation abusive du mercure. Il n’y a pas de laboratoire spécialisé pour effectuer des analyses médicales.

C’est un manquement grave, ont jugé les honorables députés qui s’étonnent de l’absence de ces données statistiques alors que les ministères respectivement en charge de l’environnement et des mines ont déjà élaboré un module de formation sur des technologies d’exploitation de l’or sans mercure.