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Analyse et adoption du Projet de loi portant Révision du Décret-Loi portant Révision du Décret-Loi N˚1/037 du 7 Juillet 1993 Portant Révision du Code du Travail du Burundi

Publié vendredi 18 septembre 2020
parChristine Nahimana
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Vue d’ensemble :
Les Membres du Bureau de l’Assemblée nationale et le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi

Majorer la part salariale et la part patronale pour les cotisations dans les régimes de sécurité sociale, telle est la disposition transitoire pour restaurer dans leurs droits les femmes en congé de maternité qui prestent dans le secteur privé et qui perçoivent dans ces conditions la moitié de leur salaire. Ce point de vue a été proposé jeudi 17 septembre 2020 par le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi. Madame Domine BANYANKIMBONA défendait en effet le Projet de loi portant Révision du Décret-Loi portant Révision du Décret-Loi N˚1/037 du 7 Juillet 1993 Portant Révision du Code du Travail du Burundi, un Projet de loi qui a été voté à l’unanimité des Députés présents.

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Vote des Députés

Le Projet de loi sous analyse a été un travail de longue haleine, a commenté l’Envoyée du Gouvernement avant d’avouer que l’idée a germé en 2000. Le projet de révision de ce Code a avorté à deux reprises, en 2007 et en 2011, a-t-elle regretté. Il a finalement abouti en 2016 grâce aux efforts consentis par la Présidence de la République. A partir de cette époque, le projet de Code a connu des péripéties, a-t-elle reconnu en énumérant la mise sur pied d’un comité tripartite composé de représentants du Gouvernement, des Employeurs et des Employés, l’organisation des dialogues, la convocation des experts et la confrontation avec le BIT. Finalement, le projet arrive à bon port en 2020, a-t-elle avoué comme pour expliquer le motif de ce décalage. La prise en charge de tous les travailleurs, y compris les domestiques ; l’égalité des chances et de traitement, la résolution des conflits liés au contrat du travail, telles sont quelques-unes des innovations contenues dans ce Projet de Code du Travail au Burundi qui fixe en outre l’âge de la retraite à 65 ans.

Mais pourquoi prolonger l’âge de la retraite alors que les jeunes en chômage sont légion au Burundi ? Se sont indignés les Députés.

Aller en retraite signifie, de nos jours, signer son arrêt de mort, a constaté le Gouvernement qui a alors décidé d’allonger ce cap de 60 à 65 ans. Parallèlement à cette prolongation, le Gouvernement Responsable a aussi initié d’autres mesures d’accompagner les retraités dont leur prise en charge des soins médicaux, a informé le Membre du Gouvernement.

 
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