Assemblée Nationale du Burundi

 

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Le Président de l’Assemblée nationale s’entretient avec les leaders de la commune de Musigati

Publié mercredi 18 mars 2020
parChristine Nahimana
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L’OTB a accueilli favorablement le projet d’implanter la culture de thé dans les domaines riverains de la Kibira en commune de Musigati, a rapporté vendredi 13 mars 2020 le Président de l’Assemblée nationale. Le Très Honorable, qui réagissait à la doléance de cultiver le thé exprimée par la population de la zone de Ntamba lors des travaux de développement communautaire de samedi 07 mars 2020, a tenu ces propos au Complexe de bureaux communaux de Musigati en province de Bubanza, un immeuble à deux niveaux.

Pour rappel, les Parlementaires de la circonscription de Bubanza se sont assignés de visiter leur électorat au cours des vacances parlementaires de mars. Après Rugazi et Gihanga, c’était le tour de la commune de Musigati.

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Le panel :
Le Président de l’Assemblée nationale, le Très Honorable Pascal NYABENDA au milieu ; à sa droite, le Gouverneur de la province de Bubanza, monsieur Nobus-Térence BUTOYI ; à sa gauche, l’Administrateur de la commune de Musigati, monsieur Jean-Bosco NDUWIMANA

L’OTB donc qui était prêt à accompagner les théiculteurs s’est néanmoins heurté à un défi de taille, a regretté le Numéro Deux Burundais avant de préciser que les champs ne sont pas des propriétés domaniales mais qu’ils appartiennent à des particuliers. Et de conseiller à ces propriétaires de s’associer pour transformer leurs domaines en champ de thé. Si jamais l’étendue s’avérait suffisamment vaste, l’OTB envisage d’installer sur place une usine, a-t-il encore commenté comme pour démontrer l’importance de ce cadeau servi sur un plateau d’or surtout en ce moment où le Burundi prône la régionalisation des cultures. D’une pierre, a-t-il poursuivi, l’OTB en fera deux coups. L’entreprise qui se propose d’octroyer la semence et de superviser tous les travaux connexes à cette culture, non seulement contribuera à la création d’emplois mais aussi achètera le produit aux théiculteurs. Seulement, a-t-il averti, nul ne doit réclamer une indemnisation quelconque auprès de l’OTB.

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Vue partielle des participants

Abordant le programme de Gouvernement d’implanter les coopératives SANGWE sur toutes les collines du pays, le Très Honorable Pascal NYABENDA a invité, séance tenante, les responsables de ces coopératives à se lever pour présenter à tour de rôle les réalisations et la santé financière de la coopérative sur sa colline. Force a été de constater que tout le monde espérait une bonne récolte de riz sur les deux hectares octroyées à chaque colline sur le périmètre rizicole de Gifurwe en commune de Mpanda. Chacun vantait son domaine de modèle. C’est compréhensible, a humorisé le Président de la Chambre basse du Parlement burundais, c’est la première fois qu’ils cultivent le riz. Par ailleurs, les coopératives se sont lancé dans l’élevage, soit des vaches, soit des poules. Quant à la situation des comptes bancaires, certaines entités ont été prudentes en économisant un montant avoisinant les deux millions pour les imprévus et la récolte du riz pendant que d’autres ne gardent qu’une somme de 50.000 FBU pour la tenue du compte.

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Un intervenant au micro

Pourtant, la gestion des coopératives SANGWE a suscité des polémiques. Le budget des dix millions de francs burundais que le Gouvernement injecte à chaque colline via les coopératives SANGWE serait-il un prêt à rembourser ou une aide ? Pourquoi le Gouvernement n’appuie-t-il pas les anciennes coopératives dont certains excellent même en matière de préservation de l’environnement ?

Les participants ont été informés que le budget de dix millions est bel et bien un prêt à rembourser. Par ailleurs, a expliqué le Panel, les coopératives SANGWE diffèrent des anciennes associations dont le patrimoine était partagé entre le Président, le Vice-Président et le Secrétaire. Néanmoins, le Gouvernement appuie certaines associations qui extraient de l’huile des palmiers et certains organismes dont la PRODEFI dans la distribution des vaches.

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L’assemblée présente à l’écoute

Concernant la riziculture, le mieux est de diversifier les activités, a conseillé l’Hôte de marque avant de proposer certaines coopératives d’acheter en gros le riz paddy, les autres de s’associer pour se livrer d’abord à sa transformation ensuite à sa commercialisation en différents emballages suivant la qualité. La chose devrait être aisée, a-t-il commenté puisque la province de Bubanza possède une décortiqueuse des plus modernes à telle enseigne seules deux provinces sur tout le territoire national dispose de cet engin. Les coopératives sont en outre appelées à mettre sur pied de petites unités de transformation, a-t-il enchaîné en illustrant ses propos par le cas de la culture des tomates qui prospère dans le coin.

A côté du problème national de manque d’enseignant, le DPE de Bubanza s’étonne du non remplacement des enseignants pourtant promus en bonne et due forme à d’autres postes de responsabilité. La lenteur administrative explique cet état de fait, a répondu le Très Honorable Pascal NYABENDA avant de révéler le processus du dossier qui embrasse à la fois trois ministères, celui en charge de l’Education, des Finances et la Fonction publique.

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Intervention d’un participant à la réunion

S’agissant de l’état des plus piteux de la route menant au chef-lieu de la commune de Musigati, le Président de la Chambre basse du Parlement burundais a déploré le manque de vigilance. Lors de la construction de la RN9, a-t-il rappelé, l’administration aurait négocié pour que la route macadamisée dévie vers le chef-lieu de la commune jusque au niveau de la paroisse. Il fallait puiser l’expérience de Karusi, a-t-il ajouté. Qu’à cela ne tienne, a-t-il quand même tranquillisé, des autorités habilitées seront contactées pour que la route soit recouverte de latérite.

La commune de Musigati a également cette particularité d’avoir quatre natifs qui ont occupé le même portefeuille ministériel, à savoir le Ministère de l’Energie et des Mines, a complimenté le Numéro Deux Burundais avant d’énumérer monsieur Bonaventure BANGURAMBONA, monsieur Herman TUYAGA, l’Honorable Salvator NTAHOMENYEREYE et actuellement l’Honorable Côme MANIRAKIZA.

 
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