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Le Parlement en Congrès pour suivre le rapport annuel de la Commission Vérité et Réconciliation, CVR, édition 2019.

Publié mercredi 15 janvier 2020
parChristine Nahimana
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142.505, c’est l’effectif provisoire des personnes tuées ou portées disparues que la CVR a déjà dénombré au cours des différents cycles de violences que le Burundi a traversés, comme l’a annoncé mardi 14 janvier 2020 le Président de la CVR. L’Ambassadeur Pierre-Claver NDAYICARIYE présentait en effet devant le Parlement réuni en Congrès le rapport de son institution, édition 2019.

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Le Président de la CVR présentqnt le rapport

Et de détailler les différentes fosses communes où ces vestiges ont été identifiés. On en trouve 74 en Mairie de Bujumbura, 337 en province de Ngozi, 91 en province de Karusi, 181 en province de Mwaro, 315 en province de Muramvya, 133 en province de Ruyigi, 396 en province de Rumonge, 88 en province de Bururi, 207 en province de Makamba, 345 en province de Cibitoke, 240 en province de Bubanza, 322 en province de Kayanza, 200 en province de Kirundo, 119 en province de Rutana, 640 en province de Gitega, 184 en province de Muyinga, 41 en province de Cankuzo et 250 en province de Bujumbura.

Par ailleurs, a averti le Président de la CVR, cet organe qui doit franchir six phases en a déjà battu deux, à savoir la déposition d’une part, l’enquête et l’investigation d’autre part. La finalité, a-t-il précisé, est la réconciliation qui invite les Burundais à vivre et survivre ensemble. Tout en reconnaissant que le degré de réconciliation n’a pas encore atteint un stade avancé, l’Ambassadeur Pierre NDAYICARIYE se réjouit déjà du passage de l’étape de la chosification à celle de l’humanisation.

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Vue de profil des Membres du Bureau du Parlement et le Président de la CVR

Les Colons ont leur part de responsabilité dans les différentes tragédies que le pays a surmontées, a soutenu le Congrès qui s’étonne qu’aucune fosse commune n’a été découverte avant la colonisation. C’est l’Arrêté royal de 1925 qui a instauré les ethnies et les clans, en privilégiant leurs intérêts, ont renchéri les Parlementaires qui regrettent que le grain quand il est semé germe. Mais une autre opinion a conseillé d’en découdre avec le passé en privilégiant la bonne gouvernance et en adoptant la mentalité des civilisés.

Le flou plane toujours à propos des assassinats des autorités du pays dont le Roi NTARE V, le Président Melchior NDADAYE. Pourtant d’aucuns savent que ces tueries ont déclenché des violences successivement en 1972 et en 1993.

Certains dossiers, a rétorqué l’Ambassadeur Pierre-Claver NDAYICARIYE, même s’ils sont pendants en justice, sont de grande utilité à la CVR qui entretient d’ailleurs une communication inter-opérationnelle avec d’autres organes dont la CNTB et la CNIDH.

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Vue partielle des Parlementaires

L’emplacement des monuments a attiré l’attention des Parlementaires. L’Invité du jour qui a d’abord établi la différence entre l’enterrement en dignité des vestiges et le monument de la mémoire et de la réconciliation a envisagé des monuments aux niveaux communal, provincial et national. Les Parlements ont en outre préconisé la mise sur pied d’un musée qui renfermerait les vestiges.

Les Parlementaires qui sont conscients du budget insuffisant alloué à la CVR ont proposé à son Patron de dresser un bilan étape par étape.

 
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