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Commémoration du 26ème anniversaire de l’assassinat de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Melchior NDADAYE, Héros de la Démocratie.

Publié vendredi 25 octobre 2019
parChristine Nahimana
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L’Archevêque de Bujumbura, Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA, au cous de la messe

Le Président Melchior NDADAYE a été un jalon de la démocratie au Burundi, a loué dans son homélie de lundi 21 octobre 2019, l’Archevêque de Bujumbura. Même si il n’a pas eu le temps de montrer l’image du Burundi nouveau auquel il aspirait tant, Monseigneur Gervais BANSHIMIYUBUSA qui était Ministre lors de la messe de requiem en l’honneur du Président Melchior NDADAYE et ses compagnons, assassinés le 21 octobre 1993, et qui a d’emblée remercié tout un chacu d’avoir participé à cette messe qui a ouvert les festivités, en a relevé quelques aspects. Et d’énumérer la communion, le respect des droits de la personne humaine, la jouissance de la vie dans le respect et la dignité.

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Les Présidents des deux Chambres du Parlement burundais étaient de la partie.

Certes le pouvoir du Président Melchior NDADAYE n’a pas été de longue durée, a reconnu le Prédicateur du jour avant d’affirmer que le Héros de la Démocratie a réalisé l’essentiel pendant le séjour que Dieu lui a prêté sur terre. Il a tiré le pays du gouffre en instaurant le régime de la démocratie. La tache devrait être aisée pour le Président Melchior NDADAYE qu’il a décrit comme un homme de bravoure et de vaillance. Il puisait ces vertus dans l’éducation chrétienne. L’essentiel, a-t-il admiré, est d’accomplir la volonté de Dieu. C’est cela l’essence de la foi. Le pays devrait assurer la traversée vers ce Burundi nouveau. Tout en implorant le seigneur d’accorder un repos éternel au Président Melchior NDADAYE et à ses compagnons, l’Archevêque de Bujumbura a réconforté les familles respectives d’avoir offert au Burundi des martyrs dont l’honneur ne ternira jamais.

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La famille proche du Très Honorable Pontien KARIBWAMI, Président de l’Assemblée nationale à l’époque

Parlant des textes liturgiques du jour, Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA a révélé le mystère contenu dans la réponse de Jésus qui menace celui qui lui exhorte de recommander à son frère de partager les biens. La réaction de Jésus Christ, a-t-il commenté, est dictée par le fait que ce travail simple de partager les biens ne lui incombe pas. Le Fils de Dieu, a-t-il poursuivi, a aussi refusé de rendre ce service, parce qu’il n’a pas dans ses attributions le devoir de livrer la paix qui se termine avec les choses matérielles d’ici sur terre. L’idée est de nous avertir à ne pas tomber dans l’appât de la richesse puisque la vie d’un homme ne dépend pas de ses avoirs. Dans la vie courante, des gens s’isolent au fil du temps à force de courir derrière les richesses, a-t-il déploré.

« La parabole du riche insensé » dont parle Saint Luc, le magnat n’est pas malheureux parce qu’il n’aurait pas volé au secours des nécessiteux. Ce que Jésus lui reproche, c’est le degré de croire tellement à ses richesses qu’il considère ces dernières comme la garantie de la vie. C’est comme si ces avoirs constituaient un dieu pour lui. Dieu intervient alors pour lui dire qu’il va laisser ses richesses en mourant le soir-même. Ce riche s’oppose à Abraham qui a cru en la parole de Dieu. La lecture du jour a montré Abraham qui obéit à l’ordre du Seigneur qui lui ordonne de quitter son domaine. Dieu lui promet qu’il sera le père de toute une nation. Il croit malgré que le couple d’Abraham et de Sara déjà avancé en âge, n’a pas d’enfants. Quand l’unique fils, Isaac, sera né, Dieu demande à Abraham de le lui rendre en sacrifice. Abraham n’a pas hésité. Mais à la place de l’enfant, Dieu avait prévu un mouton. Grâce à l’obéissance d’Abraham, Dieu a alors honoré sa promesse.

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Madame Laurence NDABAYE (en vert et blanc) au Mausolée des Martyrs de la Démocratie

Après la messe, les cérémonies qui ont été interrompues par la pluie se sont malgré tout poursuivies au Mausolée des Martyrs de la Démocratie.

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Après le dépôt de la gerbe de fleurs, le Couple présidentiel se reccueille.

Le modérateur a raconté la vie de Mechior NDADAYE. Par après, des gerbes de fleurs ont été déposées sur les tombes des disparus. C’est le discours que le Président Melchior NDADAYE a prononcé le 1er juin 1993 lors de la victoire de son parti, le FRODEBU, qui a clôyuré les cérémonies.

 
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