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LE PREMIER VICE-PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE PARTICIPE A LA 10EME CONFERENCE DES PRESIDENTS DES ASSEMBLEES NATIONALES ET DES SENATS D’AFRIQUE

Publié jeudi 8 août 2019
parNikiza Providence
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En date du 6 au 7 août 2019 le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale du Burundi l’Honorable Agathon RWASA a participé à la 10ème conférence des Présidents des Assemblées Nationales et des Sénats d’Afrique qui a eu lieu à Midrand en Afrique du Sud. Un nombre non moins important des parlementaires burundais ainsi que certains cadres du parlement ont représenté le Burundi dans cette conférence.

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Vue Partielle des Participants à la conférence dont le Président du Sénat Burundais chef de délégation et le Premier Vice Président de l’Assemblée Nationale

Cette délégation représentante du Burundi dans cette dernière était conduite par le Président du Sénat Burundais le Très Honorables Révérien NDIKURIYO. Le débat général de cette conférence était centré sur le thème :"trouver des solutions durables aux migrations forcées pour accélérer l’intégration et le développement de l’Afrique : le rôle des parlements nationaux et régionaux ». Au cours de cette 10ème conférence, le Burundi a été honoré d’être élu comme membre du bureau qui dirige la plénière et occupe la 2ème vice-présidence de ce bureau.

Lors de son discours d’ouverture, Roger Nkodo Dang, Président du Parlement Panafricain (PAP), a mis en exergue l’importance du rôle et de la place des législateurs par rapport aux migrations forcées, un fléau qui sévit le continent Africain. La crise politique, l’insécurité, la violation des Droits de l’homme, l’inexistence de la création d’emplois, le réchauffement climatique etc... Sont parmi les causes de la migration forcée. Le Président du PAP estime que la création d’une Institution forte, en renforçant la coopération internationale constitue une des solutions durables

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Le Président du Parlement Panaficain pronçant son discours d’ouverture

Pour madame Mme Gabriela Cuevas Barron,la Présidente de l’Union Interparlementaire, qui avait rehaussé de sa présence ces assises a relaté dans son allocution la mission de l’Union Interparlementaire. L’Union Interparlementaire intervient dans les différents domaines et aborde les différentes questions économiques, sociales, politiques que font face les parlements membres de l’UIP et cette dernière s’efforce à renforcer la coopération avec eux et d’inciter les parlements Africains à y adhérer.

La journée du 6 août était consacrée aux interventions des Présidents des parlements et chefs de délégation par rapport au thème du débat général. Notons que cette session a été rehaussée par la présence des Présidents des Assemblées nationales et des Sénats membres du Parlement panafricain ainsi que des Présidents et membres des parlements régionaux. La délégation du parlement de la république du Burundi s’est lui joint aux délégations des autres parlements d’Afrique pour soutenir une coopération interparlementaire qui vise une gestion commune de la migration entre les pays membres de l’Union Africaine. La délégation du Parlement du Burundi se réjouit du fait que le 19 septembre 2016, les Nations Unies ont adopté la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, au titre de laquelle les Etats membres se sont engagés à élaborer un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières .Ce pacte offre à la communauté internationale une occasion d’apporter une contribution déterminante à la gouvernance mondiale des migrations et de renforcer la coordination sur les questions multidimensionnelles de la migration et de la mobilité humaine a confié le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale.

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Le Premier Vice Président de l’Assemblée Nationale s’adressant à l’auguste Assemblée

L’Honorable Agathon RWASA a fait savoir que le Parlement du Burundi attire l’attention sur la nécessité de s’attaquer réellement aux causes profondes des migrations qui sont, entre autres, le sous-développement et une croissance économique faible, la pauvreté et une répartition inégale des revenus, la fuite des capitaux, notamment à travers le flux des fonds illicites, une surpopulation liée à une forte croissance démographique, des taux élevés de chômage, les inégalités socio-économiques et culturelles, les crises politiques, les conflits armés, les conflits intercommunautaires, les persécutions, les violations des droits humains, les catastrophes naturelles liées au changement climatique et un niveau peu élevé de la gouvernance. C’est pour cela que, a-t-il renchéri , dans le cadre des résultats du Sommet tenu du 11 au 12 novembre 2015 à La Valette, en République de Malte, pour freiner les flux migratoires, il faudrait qu’il y ait plus d’investissements en Afrique pour créer des emplois, le financement des projets de développement et de gestion des migrations, le soutien des mécanismes africains, une assistance aux pays africains qui accueillent déjà beaucoup de réfugiés et une lutte déterminée contre les trafiquants d’êtres humains, ainsi que la promotion de la gouvernance pour tous les Etats africains.

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Vue de Profil des Participants

En ce qui le concerne le Burundi, le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale a indiqué que le Burundi s doit faire face aux conséquences des départs de ses citoyens, tout en gérant l’arrivée de ressortissants d’autres pays. Etant dans une région instable sur le plan sécuritaire depuis plus de deux décennies, il est ainsi un pays d’origine, de transit et d’accueil de migrants. Comme il a toujours été guidé par les principes de solidarité, de partenariat et de responsabilité partagée, le Burundi continue de gérer avec détermination les flux migratoires dans tous leurs aspects, conformément aux aspirations des Nations unies et de l’Union Africaine, ainsi qu’aux textes légaux de la loi burundaise. Ainsi, a signifié l’Honorable Agathon RWASA ,le Burundi a élaboré sa Politique Nationale de Migration qui vise une gestion des migrations qui tient compte du bien-être de la population burundaise et des migrants. Cette politique fixe des objectifs portant sur la gestion des frontières, l’entrée et le séjour des étrangers, la migration régulière et irrégulière, la libre circulation des personnes dans les espaces régionaux, les documents de voyage, le retour et la réintégration des citoyens burundais, la diaspora burundaise, les liens spécifiques entre, d’une part, la migration et, d’autre part, la sécurité, l’emploi, le commerce, la nationalité, la jeunesse, le genre et la santé. La question des migrations étant internationale, l’Honorable Agathon Rwasa a fait savoir que le Burundi a ratifié la convention sur le statut des réfugiés et a déjà conclu des accords avec certains pays qui visent une gestion commune des migrations. Il compte renforcer cette coopération afin de trouver des solutions pratiques à la question des migrations régionales et internationales. C’est ainsi qu’en ce moment le processus de ratification de la convention de 1954 relative au statut des apatrides et la convention de 1961 relative à la réduction des cas d’apatridie est enclenché.

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Vue partielle de la délégation Burundaise

Dans cette optique, les parlements africains servent de lieux de débats et de législation en matière de migration et de défis qui vont avec elle. Les parlements africains peuvent également servir de canaux pour la diplomatie parlementaire en vue de plaider pour une gestion des migrations mutuellement avantageuse pour les Etats africains et pour les migrants eux-mêmes a confié l’Honorable Agathon RWASA. Il a clôturé son allocution en souhaitant que les Africains Puissent que nous reprendre conscience que si le continent enrichit les autres continents tout en sombrant dans la misère, il est plus que temps de repenser nos systèmes politiques et privilégier l’intérêt des citoyens. Notons que cette session a été rehaussée par la présence des Présidents des Assemblées nationales et des Sénats membres du Parlement panafricain ainsi que des Présidents et membres des parlements régionaux.

 
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