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Questions orales avec débat à l’endroit du Ministre de la Sécurité publique et de la Gestion des catastrophes

Publié vendredi 11 octobre 2019
parChristine Nahimana
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Sensibiliser les différents ministères sectoriels à initier des projets de loi en matière de protection de l’environnement et de la promotion de la santé d’une part et opérationnaliser les lois relatives à la délimitation des quartiers résidentiels d’autre part, telles sont les principales recommandations du Ministre de la Sécurité publique et de la Gestion des catastrophes à l’endroit de l’Assemblée nationale en vue de prévenir les différentes catastrophes. C’est en tout cas le souhait émis jeudi 10/10/2019 par l’OPC1 Alain Guillaume BUNYONI lors de la séance des Questions orales avec débats relatives au pas déjà franchi par le Burundi en matière de réduction des risques de catastrophes. Le Ministre de la Sécurité publique et de la Gestion des Catastrophes sollicite aussi les propositions de la Chambre basse du Parlement pour inspirer le Gouvernement dans le projet de la mise en place du fonds régional de prévention des catastrophes en Afrique centrale.

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Le Ministre de la Sécurité publique et de la Gestion des Catastrophes, l’OPC1 Alain Guillaume BUNYONI

Au regard du Cadre de Sendai qui repose sur quatre piliers, à savoir la compréhension des risques de catastrophes, le renforcement de la gouvernance des risques de catastrophes, un investissement dans la réduction des risques de catastrophes aux fins de résilience et enfin, le renforcement de l’état de préparation aux catastrophes pour intervenir de manière efficace et reconstruire en mieux durant la phase de relèvement de remise en état et de reconstruction, l’Envoyé du Gouvernement est bien placé en cette matière. Et d’énumérer les différentes réalisations en matière de matérialisation de ce Cadre. C’est notamment la synergie des médias, la mise en œuvre du plan de contingence, la formation des jeunes, la mise en place des centres d’instruction, des brigades et de l’Institut Supérieur de Police. Néanmoins, l’OPC1 Alain Guillaume BUNYONI a déploré la persistance d’un défi de taille : les secours n’arrivent pas en temps utile.

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Vue partielle des Députés présents à la plénière

Dans la dénomination du ministère, a constaté un Député, il y a certes cet aspect de gestion de catastrophes. Mais force est de constater que lorsqu’une montagne s’écroule par exemple, le ministère sectoriel accourt et regroupe dans un autre lieu plus ou moins sécurisé la population frappée par la calamité. Mais le problème n’est pas résolu pour autant puisque tout ce monde a besoin de nourriture. Or, a-t-il déduit, ce volet n’est pas de votre ressort. Comment gérer alors la situation ?, a-t-il interrogé.

Dans le cahier de charges du Ministère de la Sécurité publique et de la Gestion des catastrophes figure la coordination, a répondu l’OPC1 Alain Guillaume BUNYONI qui a quand même reconnu que son Institution est limitée par le manque de moyens financiers. Cependant, le PAM et la Croix Rouge demeurent des partenaires privilégiés, s’est-il réjoui.

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Vue partielle des Députés présents à la plénière

Le chômage se fait parler de lui au Burundi pendant que certains coins du monde sont en manque de main-d’œuvre, a démontré la plénière qui a recommandé à l’Envoyé du Gouvernement de négocier des contrats de partenariat avec certains pays.

Le projet a germé il y a deux ans mais il a vite avorté à cause des magouilles qui s’observaient ici et là, a expliqué le Ministre de la Sécurité publique et de la Gestion des Catastrophes sans se substituer au ministère de tutelle. La gente féminine qui d’ailleurs faussait les dates de naissance a pris les devants pour se diriger dans les coulisses vers les pays arabes dont l’Arabie Saoudite.

Une autre opinion a informé que des Burundais voyagent au Kenya où une agence de compensation de main d’œuvre les change frauduleusement de nationalité et les fait passer pour les Kenyans. Ils opèrent alors dans les pays étrangers sous cette fausse identité. N’y a-t-il pas moyen de mettre sur pied une entreprise locale qui collaborerait avec les pays étrangers en quête de main-d’œuvre ?, a-t-il proposé.

 
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