Assemblée Nationale du Burundi

 

Accueil du site » Français » ACTIVITÉS » Contrôle de l’Action gouvernementale » Questions orales

Questions orales avec débat à l’endroit du Ministre de la Sécurité Publique.

Publié mercredi 30 janvier 2019
parChristine Nahimana
:

L’accalmie règne au Burundi, ont commenté les Députés qui s’étonnent pourtant des multiples barrières dressées sur les routes. Est-ce que ce ne serait pas un moyen propice d’encaisser des pots de vin ?, ont interrogé les Députés au cours de la séance plénière de Mardi 29 janvier 2019, séance consacrée aux questions orales avec débat à l’endroit du Ministre de la Sécurité Publique qui les a plutôt tranquillisés.

JPEG - 122.9 ko
Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale pendant la plénière

Il existe, a rassuré le CPP Alain Guillaume BUNYONI, un projet d’instaurer un point unique de contrôle où se rassembleraient les différents intervenants en matière de contrôle routière. D’abord, a-t-il détaillé, les policiers sont de deux ordres ; ceux chargés de la circulation routière, c’est-à-dire qu’ils vérifient si les véhicules ont tous les documents requis et ceux qui font la prospection des véhicules chaque fois qu’il y a des individus ou des véhicules qui sèment la suspicion. Ensuite, les agents de l’administration qui perçoivent les taxes communales. Enfin, ceux chargés de la protection de l’environnement et de la protection des mines et carrière.

Quant à la corruption qui fait une grosse tache d’huile à ce Corps de police, le Ministre de tutelle a insisté que cette pratique engage deux personnes, le corrupteur et le corrompu. Du reste, a-t-il avoué, des cas de corruption sont signalés au Corps de police comme dans les autres institutions de l’Etat.

Ce questionnement est intervenu à l’issue de la descente effectuée en date du 20 septembre 2018 par la Commission Défense et Sécurité dans les différents camps et bureaux de police sis en Mairie de Bujumbura. L’objectif de la descente était de se rendre compte du train de vie que mène le Corps de police, les défis qui le bloquent ainsi que l’état du matériel dont il fait usage.

JPEG - 142.9 ko
Vue de Profil des Honorables Députés pendant la plénière

Force est de constater que les bâtiments qui abritent les camps de police dans les rares endroits où ils existent sont vétustes, étant donné qu’ils datent de la période précoloniale. Cette situation pousse les policiers à élire domicile dans des tentes. Dans la plupart des cas, le Gouvernement est obligé de louer des bureaux de service pour ce Corps qui ne possède aucun terrain propre à lui.

Le Gouvernement devrait octroyer des terrains au Corps de police que ce soit en Mairie de Bujumbura ou à l’intérieur du pays, a imploré le Ministre de la Sécurité Publique. Le CPP Alain Guillaume BUNYONI a également averti que une fois ces terrains acquis, le Corps de police solliciterait l’appui de tout un chacun pour la construction de ses bâtiments à l’instar des travaux de développement communautaires qui se déroulent tous les samedis. Il a aussi confié le projet d’agrandir les centres d’instruction.

JPEG - 71.3 ko
Le Ministre ayant en charge la sécurité publique répondant aux questions des Honorables Députés

Par ailleurs, les Représentants du Peuple ont conseillé l’Envoyé du Gouvernement de prêcher par l’exemple. Les véhiculent de la police ont en effet les premiers à transgresser les règles de la circulation routière. Rares sont les véhiculent de police en possession de toutes les pièces dont les clignotants.

Ils ont également recommandé de multiplier les signalisations routières pour limiter l’effectif des accidents de route. En collaboration avec le Ministère en charge du Transport, les compagnies d’assurance et les services de Protection Sociale dont l’INSS, ont-ils énuméré, ce travail serait aisé. Ces deux derniers services gagneraient à ce que le nombre d’accidents de route soit réduit, ont-ils expliqué. Mais le Membre du Gouvernement a douté de cette assertion.

 
BP 120 Bujumbura - Burundi | Tél. : +257 22 26 70 55/51 | Email : communication@assemblee.bi |