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Questions Orales avec débat à l’endroit du Ministre des Affaires Sociales, du Genre et des Droits de la Personne Humaine.

Publié mercredi 23 janvier 2019
parChristine Nahimana
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La Carte d’Affilié à la Mutuelle de la Fonction Publique ne sert plus à rien. C’est le cas de le dire, a constaté la Commission des Affaires Sociales, du Genre, du Rapatriement de l’Egalité des Chances et de la Lutte contre le Sida au terme d’une descente dans tout le pays pour se rendre compte des prestations de la Mutuelle de la Fonction Publique (MPF) et les relations avec ses affiliés et partenaires.

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Le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre répondant aux questions des Honorables Députés

Justement les prestations de la MFP laissent à désirer, ont encore déploré les Députés qui ont aussi avancé les grognes des affilés quant au mauvais traitement qu’ils subissent de la part des agents de la MFP. Pour tous ces manquements, la Commission, qui a restitué son rapport au cours de la séance plénière de mardi 22 janvier 2019, a saisi l’occasion pour adresser des questions au Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre.

Monsieur Martin NIVYABANDI a d’abord rappelé l’historique de la MFP qui a démarré ses activités le 27/6/1980. Il a aussi attiré l’attention des Députés sur le caractère spécial que revêt le commerce des médicaments, étant donné qu’à une moindre erreur, la santé des citoyens en pâtit. Dans le temps le Gouvernement prenait en charge les soins de santé de ses fonctionnaires à l’instar des ONG. Mais au fil du temps, les grosses factures sont devenues une charge pour le Gouvernement qui a alors instauré les entreprises de prise en charge des soins médicaux dans le cadre de la protection sociale dans son volet contributif. A ses débuts, a poursuivi l’Envoyé du Gouvernement, la MFB s’approvisionnait elle-même en médicaments et procédait ensuite à la vente. Par après elle s’est déchargée de l’approvisionnement et a confié cette tâche aux entreprises privées par le système d’appel d’offres.

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Vue partielle des Honorables Députés

Les entreprises qui gagnent le marché sont toujours les mêmes, a-t-il reconnu en expliquant que le phénomène se remarque même sous les autres cieux. Cette situation, selon lui, s’expliquerait par le manque de moyens financiers colossaux. Les gagnants sont des entreprises étrangères qui ont justement beaucoup de connexions en matière commerciale.

Il a alors invité les Burundais à passer par le canal des marchés publics pour concourir à être des détaillants dans la commercialisation des médicaments. Dans ce domaine c’est le mieux disant qui est retenu, a-t-il rappelé. Mais il a regretté que certains clients aient été défaillants.

Quand la CAMEBU a pris les choses en main, une bouffée d’oxygène à hauteur de 50% est déjà enregistrée, s’est-il réjoui. Cependant, la CAMEBU s’approvisionne seulement en génériques. Il a alors lancé un clin d’œil aux Députés de consommer les génériques au lieu de privilégier les spécialités. Seul le nom diffère, a-t-il insisté en expliquant que dans deux cas la finalité est de guérir le patient. Par ailleurs, a-t-il fait remarquer, certains médicaments qualifiés de spécialités au Burundi sont considérés comme des génériques dans les pays d’origine. Concernant les médicaments qui sont conçus seulement en mode spécialité, l’Invité du jour a proposé de trouver un palliatif qui conviendrait à la fois à la MFP et aux affiliés.

Pour redresser la situation, il y a ceux qui proposent de confier l’approvisionnement des médicaments à une entreprise nationale, a révélé le Ministre Martin NIVYABANDI qui craint cependant le risque de promotion des médicaments qui entraîne un manque à gagner énorme. Il a aussi regretté qu’il n’y ait pas au pays des médecins qui ont en même temps des notions en pharmacie.

Pourquoi la MFP patauge alors que dans les autres pays le système de mutualités fonctionne à merveille ?, a questionné la plénière. Même les sociétés d’assurance-maladie dont SOLIS et ASCOMA ont déjà montré leur performance alors qu’elles sont nouvellement implantées, a-t-elle renchéri.

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Vue partielle des Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale

La MFP est victime de beaucoup de cas de fraude, a informé le Membre du Gouvernement qui a cité entre autres les maris qui font soigner leur deuxième femme alors qu’elle n’est pas légale, les affiliés qui se passent pour des malades alors que les médicaments prescrits sont en réalité destinés à une parenté. Ailleurs, a-t-il ajouté, le système complémentaire est fonctionnel alors qu’au Burundi même le système de compléments est décrié.

Concernant le mauvais accueil que les agents de la MFP réservent aux affiliés, le Membre du Gouvernement qui a reconnu ce fait a pourtant affirmé l’existence des séances de formation. La plénière a alors proposé la mise en place d’une cellule chargée d’accueil, d’écoute et d’orientation.

Par ailleurs, le Ministre des Affaires Sociales, du Genre et des Droits de la Personne Humaine a balayé d’un revers de la main des rumeurs faisant état des injustices à l’endroit de certains médecins qui n’auraient pas les prérogatives de prescrire les médicaments sur les bons de la MFP par manque de code alors que leurs collègues en ont. Pour lui, ce code est en possession de tous les médecins reconnus par leur ordre et qui remplissent de surcroît les conditions requises. Sinon, il invite tout médecin qui se sentirait lésé de contacter la MFP.

 
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