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Analyse et adoption du Projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord Cadre portant Création de l’Alliance Solaire Internationale, signé à Bujumbura le 26 février 2018.

Publié vendredi 4 janvier 2019
parChristine Nahimana
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Jeudi 03 janvier 2019, les Députés ont analysé et adopté à l’unanimité le Projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord Cadre portant Création de l’Alliance Solaire Internationale, signé à Bujumbura le 26 février 2018.

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Le Ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines présentant son exposé de motifs

L’Alliance Solaire Internationale (ASI), a expliqué, dans son exposé des motifs, le Ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines, est une initiative lancée conjointement par l’Inde et la France le 30 novembre 2015 dans le cadre de la COP21, pour rendre possible le « changement d’échelle » dans le déploiement d’énergie solaire dans les 121 pays à fort ensoleillement situés entre les deux tropiques.

Les pays membres de l’ASI, a enchaîné l’Honorable Côme MANIRAKIZA, s’engagent à agréger et harmoniser leur demande de financements, de technologies et d’innovation pour créer un « marché commun » afin de baisser les coûts, de renforcer le contrôle qualité, de mieux adapter les produits aux besoins, et d’améliorer les technologies. Cette approche commune, a-t-il poursuivi, permettra de lever les freins rencontrés par les opérateurs publics et privés dans le déploiement de leurs projets en améliorant la lisibilité du marché et en développant un cadre réglementaire et financier favorable.

Pour le Burundi, trois projets ont retenu l’attention particulière du Secrétariat de l’ASI, s’est réjoui l’Envoyé du Gouvernement avant d’énumérer (i) l’application solaire décentralisée : lampadaires solaires le long des routes, (ii) Mini-réseaux pour l’électrification des centres de l’intérieur du pays ou des villages et (iii) Systèmes solaires sur les toitures pour les infrastructures publiques comme les centres de santé ou écoles secondaires. Un suivi de près sera effectué par le Ministère concerné, a-t-il promis.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale votant à main levée

L’ASI va œuvrer au Burundi au moment où il y a déjà des sociétés ou entreprises privées opérant dans le domaine de l’exploitation de l’énergie solaire reconnues et encouragées par l’Etat, a rappelé la Commission de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation qui a été saisie au fond. Quel sera le sort de ces sociétés/entreprises ou comment l’Etat envisage gérer les activités de celles-ci et celles de l’ASI ?, s’est-elle inquiétée.

Le Membre du Gouvernement a rassuré que l’ASI vient plutôt compléter et créer un cadre de promotion et de coordination des actions initiées par ces initiatives publiques et privées. A ce moment, a-t-il renchéri, l’ASI vient agrandir les opportunités de marché et donner plus de chances pour les propositions des projets en provenance du Burundi. Elle offre une opportunité de financements des projets, a-t-il insisté. En plus, a-t-il ajouté, l’ASI n’est pas une entreprise de commercialisation des équipements solaires. C’est plutôt une initiative qui regroupe toutes les parties prenantes qui œuvrent dans le domaine de l’énergie solaire pour travailler en synergie, a-t-il conclu.

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Vue de Profil des Honorables Députés pendant la plénière

Le Ministre Côme MANIRAKIZA a aussi confié la stratégie adoptée pour sécuriser les lampadaires solaires le long des routes. C’est entre autres :
-  Impliquer toutes les parties prenantes à la sécurité du pays, notamment l’administration, les services de sécurité publique, la population pour veiller beaucoup plus sur ces outils d’une importante utilité publique ;
-  Utiliser une technologie qui ne permet pas de les démonter facilement ;
-  Les protéger par des balises ;
-  Punir de façon exemplaire tout conducteur ayant cogné un lampadaire par son remplacement ainsi que par le payement des amendes dissuasives.

 
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