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Le Parlement en Congrès pour analyser le Rapport A/HRC/39/63 de la Commission d’Enquête sur le Burundi

Publié vendredi 14 septembre 2018
parChristine Nahimana
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« Le Burundi devrait porter plainte contre la Commission d’enquête qui a produit à son encontre un rapport biaisé », a jugé mardi 11 septembre 2018 le Parlement de la République du Burundi réuni en Congrès et ce, conformément aux prescrits de la Constitution, en son article 118, alinéa 8. C’était en effet pour analyser le Rapport A/HRC/39/63 de la Commission d’Enquête du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies.

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Vue d’ensemble des Membres du Bureau du Parlement

Le rapport est biaisé à plus d’un titre, ont démontré les Parlementaires qui étaient complétés par trois Membres du Gouvernement, à savoir le Ministre de l’Intérieur, de la Formation patriotique et du Développement local, Monsieur Pascal BARANDAGIYE ; le Ministre de la Justice, de la Protection civique et Garde des Sceaux, Maître Aimée Laurentine KANYANA ; le Ministre des Droits de la Personne humaine, des Affaires sociales et du Genre, Monsieur Martin NIVYABANDI. Au terme de ce Congrès, le Parlement a même sorti une déclaration. Pour les Parlementaires réunis en Congrès donc, ce rapport ne revêt pas un travail scientifique alors qu’il a été produit par des soi-disant experts des Nations Unies qui n’ont pas mis les pieds au Burundi mais ont opté de s’entretenir avec les Burundais qui ont fui le pays suite aux insurrections de 2015. A propos justement de ces insurrections qui sont à l’origine de la production en cascade de ces rapports et résolutions sur le Burundi, curieusement, les Nations Unies ne parlent plus du 3ème mandat de Son Excellence le Président de la République qui a été plutôt attaqué cette fois-ci comme le premier commendataire en matière de violation des droits de la personne humaine, à la grande indignation des Parlementaires.

Ce rapport fait en effet mention de l’existence de cachot au palais présidentiel et même aux résidences de certains Hauts Gradés des corps de Police et de l’Armée. C’est compréhensible, a commenté le Ministre Martin NIVYABANDI qui avance que ces Corps de grande calibre ont justement barré la route au néo-colonialisme en déjouant le putsch manqué du 13 mai 2015.

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Vue de Profil des Honorables Députés et Sénateurs

D’autres opinions s’étonnent du mutisme affiché par la communauté internationale lors le Burundi a traversé différentes crises notamment en 1961 lors de l’assassinat du Prince Louis RWAGASORE, Héros de l’Indépendance, en 1972 lors du génocide contre les Hutus, en 1993 avec l’assassinat du premier Président démocratiquement élu, Monsieur Melchior NDADAYE ou en 1994 avec la mort du Président Cyprien NTARYAMIRA qui était avec son homologue Rwandais, Président Juvénal HAVYARIMANA à bord d’un avion. Aucun rapport n’a été produit sur l’attentat perpétré contre cet avion.

Le rapport de la Commission d’enquête sur le Burundi n’est pas non plus crédible puisqu’il ne reconnaît pas les évolutions enregistrées depuis 2015. Il se contente de dresser un tableau tout noir de la situation du pays. Même les efforts de la population qui se construit des infrastructures sociales dont les écoles ne sont mentionnés nulle part.

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Vue d’ensemble des trois Membres du Gouvernement

Au début de chaque année, c’est devenu une habitude pour Son Excellence le Président de la République d’accorder une grâce aux prisonniers. Mais le rapport parle du contraire. Pour la Commission d’Enquête, en effet, les prisons sont archi-comble ! Un autre aspect qui entache la crédibilité de ce rapport de la Commission d’enquête sur le Burundi est que son contenu diffère de celui produit par l’Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, alors que les deux parties œuvrent pour un même organe.

Après le débat ,le Parlement burundais a sorti une déclaration dénonçant et rejetant en bloc le rapport biaisés de la commission d’enquête mise en place par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme au Burundi.

Signalons que les Membres du Gouvernement iront défendre la position du Burundi le 17 courant au cours des assises de la 39ème Session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Cliquez sur l’icône pour lire l’intégralité de la déclaration.

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Déclaration sorti par le Parlement burundais
 
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