Assemblée Nationale du Burundi

 

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Analyse et adoption de deux Projets de loi

Publié vendredi 10 août 2018
parChristine Nahimana
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Jeudi 9 août 2018, l’Assemblée Nationale a analyse et adopté à l’unanimité deux Projets de loi portant Ratification par la République du Burundi :

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Les Honorables Députés votant à main levée

- D’abord de l’Accord de Prêt N˚989 entre la République du Burundi et le Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe relatif au Financement du Projet de Construction de la Route Nationale N˚3 Bujumbura-Rumonge : Tronçon Rumonge-Nyanza-Lac sur 52 km pour un coût de 119 milliards de FBU dont le financement est proposé à hauteur de 22.06% pour la BADEA, FSD et FKDEA ; 22.47% pour l’OFID tandis que la contrepartie du Gouvernement s’évalue à 4.41% ;

- Ensuite de l’Accord de Prêt N˚11/721 entre la République du Burundi et le Fonds Saoudien de Développement (FSD) relatif au Projet d’Aménagement et de Bitumage de la Route Nationale N˚16 : Bururi-Gitega, « Phase 1 : Bururi-Gakuba », signé le 24/5/2018 ; pour une longueur de 35 km et un coût de 48.60 millions USD équivalent environ à 77.76 milliards de BIF au taux estimatif de 1.00 USD = 1600 BIF (en octobre 2016) dont la BADEA : 15 millions de Dollars Américains, l’OFID : 15 millions de Dollars Américains, le FSD : 56 250 000 RS équivalent à 15 millions de Dollars Américains, le Gouvernement du Burundi : 3,6 millions de Dollars Américains.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale et les cadres de l’Assemblée Nationale votant à main levée

A propos du premier Projet de loi, la plénière s’est indignée. Pourquoi le tronçon Rumonge-Nyanza-Lac alors que c’est le tronçon Bujumbura-Rumonge qui est dans un état piteux ?, a-t-elle demandé.

Le Ministre des Transports, des Travaux Publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire a rassuré que le Gouvernement est conscient de l’importance de cette province de Rumonge qui approvisionne la Mairie de Bujumbura. Seulement, a expliqué l’Ingénieur Jean-Bosco NTUNZWENIMANA, la mobilisation des fonds arrive à un pas avancé pour cette tronçon qui est couplé avec celui de Manyavu-Gasuru et ce, dans le cadre de la politique de la Communauté Est Africaine, en matière de développement du secteur des transports, qui vise la remise en état, la modernisation et l’entretien du réseau routier, particulièrement les corridors à vocation régionale.

D’ailleurs, a renchéri le Membre du Gouvernement, la dernière réunion y relative est prévue au 15 courant. En attendant la disponibilisation des fonds nécessaires, a-t-il poursuivi, un contrat pour l’entretien de la route est en train d’être négocié. Le relief du coin est en effet menacé par les aléas climatiques.

L’Envoyé du Gouvernement a par ailleurs rejeté les rumeurs selon lesquelles les indemnités sont octroyées aux populations par tranches. C’est impossible, a-t-il démontré, au risque de faire traîner les travaux que ceux qui résisteraient à déménager en réclamant leur dû. Il a aussi rappelé que c’est le Gouvernement, et non les Bailleurs, qui s’occupe de cette tâche. Il a en outre promis de dresser des bornes pour le domaine déjà indemnisé. Cependant, il en a appelé à la vigilance de tout un chacun pour arrêter les contrevenants.

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Le Ministre des Transports, des Travaux Publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire présentant l’exposée des motifs

Concernant les travaux connexes, le Ministre Jean-Bosco NTUNZWENIMANA a avoué qu’il est difficile de se prononcer pour le moment, étant entendu que ces travaux s’exécutent suivant les résidus du Projet. D’autre part, c’est à l’administration locale que revient les prérogatives d’exprimer les besoins qu’elle juge prioritaires.

Ne faut-il pas instaurer le système de péage pour les véhicules qui empruntent certains axes routiers afin de constituer un fonds d’entretien ou de maintenance de ces axes à l’instar des autres pays ?, a interrogé la Commission de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation qui a été saisie au fond pour le deuxième Projet de loi.

Le Représentant du Gouvernement a répondu par l’affirmative. Ce système sera instauré surtout sur les axes internationaux et même locaux pour avoir des fonds d’entretien. A ce propos, la plénière a fait un clin d’œil à l’Invité du jour. Il serait mieux de confier ce système de péage à un privé pour contourner les « voleurs » qui renflouent d’abord leurs poches au lieu de verser l’argent dans les caisses de L’État. Le Ministre des Transports, des Travaux Publics, de l’Équipement et de l’Aménagement du Territoire a par la même occasion catégorisé l’alimentation du Fonds Routier National.

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Vue de Profil des Honorables Députés pendant la plénière

Les provisions proviennent de chaque litre de carburant consommé et du paiement des permis de conduire, a-t-il déclaré avant de déplorer que ces provisions aient plafonné depuis 2015. Il espère alors que la situation sera débloquée puisque le Fonds Routier National a depuis lors affiché ses limites. D’un autre côté l’Ingénieur Jean-Bosco NTUNZWENIMANA a regretté le système du contrat plu annuel qui n’est plus fonctionnel. Cette méthode se caractérisait par sa rapidité en matière de réhabilitation d’une route. Heureusement que les contrats avec diverses entreprises vont être relancés, s’est-il réjoui en affirmant que les pourparlers avec le Ministère en charge des Finances arrivent à un stade avancé.

 
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