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Séminaire des Relations Interparlementaires organisé par l’Assemblée Législative de la Communauté Est Africaine (EALA).

Publié lundi 5 décembre 2016
parFlorine Mukeshimana
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Photo de famille de la délégation burundaise

La bonne gouvernance et la réduction de la pauvreté dans la Communauté Est Africaine (EAC), tel est le thème du Xème Séminaire des Relations Interparlementaires organisé par l’EALA, communément appelé Séries NANYUKI, à l’intention des Parlements des pays Membres de l’EAC dont le Burundi fait partie.

Créé en 2003, le Séminaire sur les Relations Interparlementaires (Nanyuki) est l’un des voies par lesquelles l’EALA et les Parlements des pays Membres de l’EAC se rencontrent pour échanger en vertu des Articles 49 paragraphe 2 et 65 du Traité établissant l’EAC.

Le Séminaire Nanyuki est un cadre d’échanges profonds sur comment on peut aller de l’avant à propos de l’agenda de l’EAC qui consiste en l’intégration régionale et le rôle des Parlements respectifs en contribuant au développement de la population. C’est aussi un échange de points de vue à propos des questions institutionnelles et fonctionnelles.

La bonne gouvernance et la réduction de la pauvreté, qui est le thème de Nanyuki X est donc une question internationalement pertinente, étant donné que la réduction de la pauvreté devient de plus en plus un agenda universel approuvé par la Communauté Internationale, à travers l’opérationnalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement Durable, OMD, par le biais du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) dans beaucoup de pays sous développés, y compris les pays Membres de l’EAC.

Photo de famille de tous les participants au Séminaire NANYUKI X Le Président de l’EALA, le Très Honorable Daniel Fred KIDEGA a fait savoir que la bonne gouvernance est un pré-requis dans la réduction de la pauvreté et joue un rôle fondamental dans le développement équitable. L’EAC s’est donné un principe majeur qui est la bonne gouvernance et contribue à sa réussite. Comme le stipule l’Article 6 du Traité établissant la Communauté Est-Africaine, les Etats Membres doivent s’assurer de la redevabilité, la transparence et le respect de la loi.

Dans la Vision 2050 de l’EAC, on prévoit l’optimisation des ressources pour accélérer la production et le bien-être social des peuples. Il est en effet prévu qu’en 2050, le revenu par habitant se multiplierait plus de dix fois, et la région accéderait à la catégorie de revenu intermédiaire. En 2015, la croissance du Produit Intérieur Brut était de 6.2% dans l’EAC avec un grand marché de 160 millions de personnes. Les apports en termes d’Investissements Directs Etrangers ont également augmenté, passant de 2,6 milliards de dollars en 2013 à 4 millions de dollars en 2014. La valeur totale des échanges intra-EAC est passée de 1,8 milliard de dollars en 2004 à 5,1 milliards de dollars en 2015.

Cependant, des défis ne manquent pas, a nuancé le Président de l’EALA qui a souligné, dans son allocution, que 7 sur 10 personnes qui circulent dans les villes de l’EAC sont des chômeurs tandis que 6 sur 10 œuvrent dans le secteur informel.

Le chômage est un facteur clé qui mène souvent à une augmentation de la criminalité, la radicalisation et terrorisme, a-t-il ajouté.

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Panel des Chefs des délégations des Parlements de l’EAC

La Délégation de Parlementaires Burundais conduite par l’Honorable Révérien NZIGAMASABO a fait savoir que le Burundi fournit des efforts pour assurer la bonne gouvernance malgré la campagne de médisance menée par certains politiciens Burundais.

Le Parlement burundais a fait savoir que la seule manière de renforcer la démocratie et réconcilier le peuple burundais est de conduire le dialogue interne et externe inclusif. En ce qui concerne la réduction de la pauvreté, le Burundi a déjà mis en place le CSLP II.

L’Honorable Révérien NZIGAMASABO a regretté le fait que l’Union Européenne ait pris des sanctions injustement. Il a aussi ajouté que le Burundi n’est pas prêt à signer les Accords de Partenariat Economique avec ce dernier. Il a sollicité l’appui des pays Membres de l’EAC pour que l’Union Européenne puisse lever ces sanctions.

A l’issue de cette rencontre, des recommandations ont été émises. Il s’agit entre autres d’augmenter des lois sur la réduction de la pauvreté en tenant en considération les réalités locales ; de promouvoir une culture de la démocratie qui encourage la transition pacifique du leadership après les élections ; de renforcer les conditions qui encouragent les citoyens qui paient des impôts, obéissent aux lois et s’engagent activement dans une action collective pour faire entendre leur voix, ce qui est crucial pour exiger la responsabilité et de tradiure les constitutions, les lois et les autres instruments dans les langues locales afin de les rendre plus accessibles au grand public.

 
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