Assemblée Nationale du Burundi

 

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Questions orales avec débat à l’endroit d’un Membre du Gouvernement.

Publié jeudi 2 novembre 2017
parChristine Nahimana
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Un changement de mentalité s’impose, a commenté le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage. Docteur Déo Guide RUREMA répondait jeudi 02 novembre 2017 aux questions orales avec débat.

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Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevagerépondant aux questions des Honorables Députés

Ces questions ont été formulées après la descente effectuée par la Commission de l’Agriculture et de l’Elevage, de l’Environnement, du Développement communale et des Travaux publics dans 16 provinces du pays pour se familiariser avec le Projet de loi relative à la stabulation permanente de la divagation des animaux domestiques et de la basse-cour qui se trouve déjà sur la table de l’Assemblée nationale. Un budget d’un milliard et demi de francs burundais est prévu à cette fin pour 2018, a rassuré le Membre du Gouvernement.

Certains Députés jugent que cette politique de stabulation est déjà vouée à l’échec parce que non seulement elle est improvisée mais aussi elle exige beaucoup de moyens financiers. Ils parlent des expériences vécues, ont-ils avancé. Le pays importe des vivres, preuve d’une carence. Le même phénomène se manifeste en matière de l’élevage, ont-ils encore argumenté.

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Vue partielle des Membres du Bureau de l’Assemblée Natuionale

Mais une autre opinion pense le contraire du moment que cette pratique est déjà opérationnelle dans certains coins du pays. Les résultats sont palpables avec la stabulation permanente des vaches de la race « locale » qui produisent beaucoup de fumier et améliorent la qualité de viande. Les conflits entre cultivateurs et éleveurs sont par la même occasion supprimés. Ces conflits atteignent dans certaines localités un caractère criminel. Un Député a rapporté en effet le cas des cultivateurs qui versent du jus dans les champs. Les chèvres qui y broutent trouvent la mort sur le coup. Un programme en appelle un autre, a encouragé le Docteur Déo Guide RUREMA qui a rappelé que la politique de stabulation permanente ne résoudra pas tous les problèmes, l’essentiel étant de les affronter. Il a aussi ajouté que les défis apportent des opportunités.

La race « locale » risque de disparaître au profil de la race améliorée, se sont inquiétés les Députés qui pensent que le prix au kilogramme de la viande deviendra de ce fait cher. Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a tranquillisé. L’ISABU est à l’œuvre pour différencier les vaches qui fourniront de la viande de celles qui produiront du lait.

Les Représentants du peuple ont également proposé au Membre du Gouvernement la réhabilitation des locaux qui ont abrité dans le temps des fermes pour cette politique de stabulation permanente. Ils lui ont aussi avoué que le manque d’eau, et donc de pâturages, a poussé les éleveurs de la plaine de l’Imbo à amener le bétail en RDC.

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Vue partielle des Honorables Députés

Si rien n’est fait dans ce domaine, ont-ils averti, cette innovation est impossible dans ce coin du pays. Le Ministre Déo Guide RUREMA se fie plutôt aux études rigoureuses. Le Président de l’Assemblée nationale a rappelé que des entrepreneurs de mauvaise foi se sont volatilisés avec les fonds pour la construction du barrage de Kajeke.

L’Envoyé du Gouvernement a aussi fait une mise au point à propos des agents communautaires de la santé animale. Ils étaient pris en charge par les partenaires au développement. Le Gouvernement va bientôt changer de méthodologie.

 
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