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Questions orales avec débat à l’endroit de deux Membres du Gouvernement

Publié vendredi 2 décembre 2016
parChristine Nahimana
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Le rapport très controversé de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) sur le prétendu risque de génocide au Burundi, qui porte le titre de Répression aux dynamiques génocidaires, a été l’objet, jeudi 1er décembre 2016, de la séance des questions orales à l’endroit de deux Membres du Gouvernement. Le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre, Monsieur Martin NIVYABANDI et la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Maître Aimée Laurentine KANYANA ont répondu aux questions formulées par la Commission de la Justice et des Droits de la Personne Humaine.

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Deux Membres du Gouvernement répondant aux questions des Honorables Députés
De gauche à droite le Ministre ayant en charge les Droits de la Personne Humaine et la Ministre de la Justice

Quel est l’état des lieux des droits de la Personne humaine au Burundi depuis avril 2015 ? Comment la FIDH est-elle structurée ? Quelles sont les associations nationales qui en sont membres ? Quelle est la terminologie du vocable « génocide » ? Quels en sont les signes avant coureurs ? Telles sont les quelques interrogations des Honorables Députés.

De prime abord, le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre a rappelé que la défense des droits de la personne humaine est l’engagement de toute la société burundaise. D’ailleurs, a-t-il renchéri, le Burundi a signé dans ce sens différentes ratifications.

A propos de la situation des droits de la personne humaine au Burundi depuis avril 2015, l’Envoyé du Gouvernement l’a subdivisée en trois parties.

D’abord, au cours de la fièvre électorale, quand le parti CNDD-FDD a officiellement présenté son candidat en la personne de Son Excellence Pierre NKURUNZIZA, Président de la République. Des discussions autour de ce 3ème mandat ont poussé les contestataires à manifester dans les rues de Bujumbura alors que la Cour Constitutionnelle avait bel et bien déclaré que le mandat présidentiel était légal. Vite, a-t-il déploré, les manifestations sont devenues des insurrections avec l’usage de la force quand les policiers ont récoltés des jets de pierre, quand les routes ont été barricadées et quand les armes ont même tonné. Au cours de cette période, les droits de la personne humaine ont été bafoués, des pertes en vie humaine ont été enregistrées, parmi lesquelles des civils, des policiers et des insurgés. Les activités socioéconomiques étaient aussi paralysées. Les écoles ont en effet fermées leurs portes, les marchés étaient non fonctionnels.

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Vue d’ensemble des Membres du Bureau

Ensuite, a poursuivi Monsieur Martin NIVYABANDI, au cours de la tentative du coup d’Etat du 11 décembre 2015, les civils et quelques éléments de l’armée ont été opérés ensemble à l’instar du Burkina Faso. Après cet échec, une accalmie a régné, s’est-il réjoui. Mais au cours des mois de septembre et octobre 2015, des crépitements d’armes et de grenades se sont de nouveau fait entendre. Le Gouvernement a alors procédé au désarmement de la population civile dans certains quartiers de Bujumbura. Ce fut alors l’origine des points de divergence entre le Gouvernement et la Communauté internationale.

Enfin, l’Envoyé du Gouvernement s’est réjoui du fait qu’actuellement, la situation s’est nettement améliorée.

Concernant la FIDH, le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre a indiqué que cette fédération de 184 associations date de 1922 et a son siège à Paris. Et d’ajouter que, au Burundi, seule la ligue Iteka est membre de cette fédération.

Au sujet du génocide, la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a d’emblée démontré, preuves à l’appui, que ce fléau ne peut pas avoir lieu au Burundi. Pour qu’il y ait génocide, a-t-elle expliqué, il faut des signes précurseurs.

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Vue Partielle des Honorables Députés

Le pays doit d’abord être en guerre, ce qui n’est pas le cas pour le Burundi. Ensuite, l’environnement anarchique n’est pas de mise au Burundi où existent le Gouvernement et les différentes institutions sont fonctionnelles. Enfin, le Gouvernement totalitaire n’a pas non plus de place au Burundi qui a déjà embrassé le régime démocratique. Au Gouvernement, au Parlement, dans les Corps de Défense et de Sécurité, et partout dans les autres institutions, le quota ethnique est respecté. Pour elle, ceux qui planifient le génocide sont ceux-là mêmes qui sont en train d’en faire un hymne.

Concernant les pays qui hébergent les fauteurs de troubles, Maître Aimée Laurentine KANYANA a promis que le Burundi appliquera à leur encontre le droit de réciprocité.

 
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