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Questions orales avec débat à l’endroit de deux Membres du Gouvernement

Publié vendredi 4 novembre 2016
parChristine Nahimana
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Il y a anguille sous roche à l’encontre des corps de défense et de sécurité en missions de maintien de la paix. C’est le constat fait conjointement par le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, Monsieur Emmanuel NTAKARUTIMANA et le Ministre de la Sécurité Publique, le Commissaire de Police Chef, Alain-Guillaume BUNYONI. Les deux Membres du Gouvernement s’exprimaient le jeudi 03 novembre 2016 au cours d’une séance de questions orales avec débats.

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Deux Membres du Gouvernement répondant aux questions des Honorables Députés

La raison qui pousse les deux Ministres à penser qu’il y aurait un agenda caché est que les accords signés avec l’Union Européenne d’une part et l’ONU d’autre part ne sont pas suivis à la lettre. Ils répondaient aux questions de la Commission de la Défense et de la Sécurité qui voulaient savoir entre autres le motif des grognes des troupes de l’AMISOM et la raison du non renouvellement des troupes de la MINUSCA.

L’Union Européenne a revu en baisse à hauteur d de 20 % les indemnités allouées aux troupes burundaises de maintien de la paix en Somalie, AMISOM en sigle, ce qui a entraîné un retard de paiement de dix mois déjà, faute de renouvellement de l’accord, s’est plaint le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants avant d’ajouter que la situation risque d’exploser avec le projet du principal bailleur de payer main à main les indemnités aux troupes.

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Vue d’ensemble des Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale

De son côté, le Ministre de la Sécurité Publique n’en revient pas. Le Contingent des policiers burundais qui étaient en mission de l’ONU en Centrafrique, MINUSCA en sigle, n’a pas été remplacé alors qu’il avait obtenu une note exceptionnelle. Ce sont les raisons politiques qui expliquent cet état de fait, a confié le CPC Alain-Guillaume BUNYONI qui a pointé du doigt Monsieur Parfait Onanga-Anyanga. Le nouveau chef de la MINUSCA, de mèche avec l’opposition radicale du Burundi, serait à l’origine de ce refus. En outre, a poursuivi le Ministre de la Sécurité Publique, Monsieur Parfait Onanga-Anyanga qui a occupé le poste de représentant spécial et chef du Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB), garde encore une dent contre le Burundi qui n’a pas renouvelé son contrat. En effet, Monsieur Parfait Onanga-Anyanga a exercé au Burundi du 07 juin 2012 au 31 décembre 2014, date à laquelle le Bureau a été fermé.

Les Honorables Députés se sont intéressés sur le projet de l’Union Européenne de payer main à main les indemnités aux troupes burundaises de l’AMISOM. Et de rappeler que cette organisation a été très active aux côtés des insurgés contre la candidature de Son Excellence le Président de la République. Ils ont relevé les dangers de l’opérationnalisation de ce projet, quant au commandement et à la discipline des troupes. Ce serait une entorse grave aux accords de coopération. Un soldat doit être rémunéré par le pays qui l’a envoyé en mission. Sinon, il ne peut pas lui donner des ordres.

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vue partielle des Honorables Députés

Mais si jamais l’Union Européenne compte sur sa position en mettant en pratique sa décision de payer main à main les indemnités aux troupes Burundaises,le pays retirera alors ses troupes de cette mission de maintien de la paix , a averti le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

A propos des violences basées sur le genre dont les troupes burundaises ont été accusées, le Ministre Emmanuel NTAHOMVUKIYE a expliqué que le rapport provisoire sorti après des enquêtes menées en Centrafrique a révélé que certaines associations de la société civile ont été manipulées. Le Contingent burundais qui a été accusé à tort attend la publication du rapport définitif pour porter plainte.

 
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