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Questions orales avec débat à l’endroit de trois Membres du Gouvernement

Publié vendredi 24 juin 2016
parChristine Nahimana
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Les trois Ministres répondant aux questions des Honorables Députés
De gauche à droite (Ministre bonne gouvernance et plan,Ministre des finances du budget de la privatisation et Ministre de l’agriculture et de l’élevage)

« Le secteur du café demeure la source de devises avant et pendant la privatisation ». C’est l’avis de trois Ministres qui étaient invités à l’Assemblée Nationales au cours de la séance plénière de jeudi 23 juin 2016 consacrée aux questions orales avec débat. Il s’agit du Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, le Docteur Déo-Guide RUREMA, du Ministre des Finances, du Budget et de la Privatisation, le Docteur Domitien NDIHIKUBWAYO et du Ministre à la Présidence chargé de la Bonne Gouvernance et du Plan, Monsieur Serges NDAYIRAGIJE.

Pour le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, la production annuelle du café a été de 50000 tonnes en 1949. A partir de cette année jusqu’en 1982, la production a grimpé, atteignant 42000 tonnes. Entre 1982 et 2006, la production a oscillé entre 38000 et 40000 tonnes. Depuis lors, la production a progressivement chuté.

Selon le Docteur Déo-Guide RUREMA, pour comprendre cette situation, il faut considérer le café comme un être vivant qui vieillit. Au fil du temps, le sol aussi s’appauvrit. En plus de cela , la population n’a pas été suffisamment sensibilisée à l’emploi de l’engrais chimique. A cela, il faut ajouter la surpopulation. Mais la privatisation a ajouté le drame au drame, a-t-il reconnu.

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Vue d’ensemble du Bureau de l’Assemblée Nationale au cours des questions orales

Par ailleurs, les trois Membres du Gouvernement ont expliqué entre autres les raisons de la privatisation dont l’amélioration de l’efficacité de la gestion du secteur du café. Ils ont aussi relevé le fait que la privatisation a été conçue par des étrangers et ce, à la va vite. Pour toutes ces raisons, les trois Membres du Gouvernement et les Honorables Députés ont jugé que l’évaluation de la privatisation du secteur du café est impérative.

En effet, ont-ils expliqué, cette privatisation a profité plus aux étrangers qu’aux nationaux. Les intérêts ont été également déplacés au détriment du caféiculteur, ont-ils ajouté avant de conclure que l’évaluation de cette privatisation devra être effectuée par des Burundais qui associeront des caféiculteurs.

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Vue partielle des Honorables Députés

Vous saurez que 12.000 caféiculteurs réclament des arriérés qui atteignent un montant légèrement supérieur à un milliard soixante deux millions de francs burundais (1.062.000.000 FBU). Le Gouvernement a accepté d’avaliser les sociétés défaillantes auprès des banques mais les Honorables Députés ont attiré l’attention des représentants du Gouvernement sur le fait qu’il existe des agents intermédiaires qui assuraient la médiation entre les caféiculteurs et les sociétés mais qui n’ont jamais honoré leurs engagements envers les caféiculteurs.

 
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