Assemblée Nationale du Burundi

 

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Questions orales avec débat à l’endroit de deux Membres du Gouvernement

Publié mardi 20 octobre 2015
parFlorine Mukeshimana
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Le Ministre de la Sécurité Publique Le Commissaire de Police Chef Alain Guillaume Bunyoni(à gauche) et le Ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique Pascal Brandagiye(à droite)

Le Ministre de la Sécurité Publique Le Commissaire de Police Principale Alain Guillaume Bunyoni(à gauche) et le Ministre de l’Intéreiur et de la formation patriotique Pascal Brandagiye(à droite)

La séance plénière de mardi 20 octobre 2015 à l’Assemblée Nationale était résérvée aux questions orales avec débat à l’endroit de Deux Membres du Gouvernement, c’est-à-dire le Ministre de l’Intérieur et de la Formation Patriotique et le Ministre de la Sécurité Publique. Les deux Ministres se sont exprimés respectivement sur le dialogue interburundais prévu dans le décret N° 100/ 34 du 23 septembre 2015 portant Création, Mandat, Composition, Organisation et Fonctionnement de la Commission Nationale de Dialogue Interburundais et la situation sécuritaire qui prévaut dans tout le pays.

En ce qui concerne le dialogue interburundais, le Ministre Pascal Barandagiye a précisé que ce dialogue concerne tous les Burundais sans distinction aucune. La Commission Nationale de Dialogue Interburundais récemment mis sur pied par le Décret N° 100/ 46 du 17 octobre 2015 portant Nomination des Membres de la Commission Nationale de Dialogue Interburundais « CNDI » essayera de collecter les avis des Burundais, ceux qui vivent sur le territoire national comme ceux qui résident à l’étranger, a-t-il ajouté avant d’expliquer qu’après avoir entendu la volonté du peuple, la commission va transmettre son rapport à l’Assemblée Nationale et au Président de la République.

Et sur la question de savoir la différence entre le dialogue en cours de préparation et ceux des temps passés, le Ministre de l’Intérieur et de la Formation Patriotique a fait savoir qu’il existe certaines valeurs ajoutées pour ce dialogue interburundais. Par exemple, a-t-il démontré, toutes les couches de la population, toutes les ethnies et tous les secteurs de la vie du pays seront représentés . Il a aussi recommandé aux politiciens et aux organisations de la société civile de changer de mentalité et de ne plus inciter la population à l’insurrection et à la haine.

Ainsi le Code électoral devrait compléter le Code Pénal en matière des sanctions à l’encontre de certains politiciens qui commet des dérapages au cours de la période électorale. Et pour ce qui est des financements pour le fonctionnement de cette commission, le Ministre Pascal Barandagiye a dit qu’ils vont recourir aux amis du Burundi et d’autres donateurs.

En matière de sécurité, lors de l’investiture de Son Excellence le Président de la République du Burundi le 20 Août 2015, il a donné une période de deux mois pour que la sécurité soit rétablie. Et cette période de deux mois expire ce 24 Octobre2015. Le Ministre de la Sécurité Publique a averti que pour ceux qui n’auront pas remis de leur propre gré les armes détenues illégalement, le pays dispose désormais des moyens de détecter ces armes et les propriétaires seront punis conformément à la loi.

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Vue partielle des Honorables Députés

Le Commissaire de Police Principal, Alain Guillaume BUNYONI, a également indiqué que la sécurité est généralement bonne sur toute l’étendue du territoire national sauf des cas d’insécurité signalés dans quelques quartiers de la Mairie de Bujumbura.

En effet, a-il expliqué, la situation sécuritaire est suivie quotidiennement par le Ministère de la Sécurité Publique. Des armes lourdes et d’autres munitions ont été saisies par la police en collaboration avec les forces de défense, s’est-il réjoui avant de solliciter la collaboration étroite entre les forces de défense et de sécurité et les administratifs pour bien encadrer la population.

Pour ce qui est de l’implication des Rwandais dans la perturbation de la sécurité, le Ministre de la Sécurité Publique a fait savoir que seuls trois Rwandais ont déjà été arrêtés. D’autres parlent le Kinyarwanda sans être catégoriquement de nationalité rwandaise, a-t-il nuancé.

 
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