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Les Honorables Députés participent à un atelier organisé par la BAPA

Publié mercredi 6 septembre 2017
parPetronie Bucumi
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Même si les boissons alcoolisées ont une valeur sociale importante dans la société burundaise, d’aucuns n’ignorent que consommer l’alcool est source de multiples dangers sur la santé du consommateur, dans la société et sur l’économie du pays. C’est dans l’optique de démontrer les méfaits de l’alcool que la Burundi Alcohol Policy Alliance, BAPA en sigle a organisé lundi 04 septembre 2017 un atelier de sensibilisation à l’intention des Députés, Membres de la Commission Permanente des Affaires Sociales, du Genre, du Rapatriement, de l’Egalité des Chances et de la Lutte contre le SIDA. A côté des Parlementaires, l’atelier a aussi vu la participation des agents du Ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le SIDA ainsi que ceux de la Sécurité publique.

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Photo de famille des participants à l’atelier

Comme la boisson est considérée comme un produit qui agrémente les fêtes socio-culturelles, les rencontres et les rendez-vous, ont annoncé les présentateurs, elle est brisée par les personnes de tout âge. Il en découle que l’alcool est consommé dès le bas âge. Selon une étude menée dans cinq provinces du pays en 2009, 2 ,6% des enfants de moins de 5 ans consomment de l’alcool au moins une fois le mois et ce, régulièrement ; contre 6,9 % des enfants qui ont entre 6 et 9ans et 14,3% de 10 à 12 ans. 22,9% sont des adolescents et 15,9 % d’entre eux sont des élèves. Les orateurs du jour ont fait savoir que les facteurs de consommation nocive de l’alcool sont nombreux et diversifiés.

Ils ont cité entre autres l’ignorance de la population, le poids de la culture, le chômage, le faible niveau d’instruction et la recherche du plaisir. Des accidents sur la voie publique, des bagarres avec les amis, des violences conjugales, des comportements anormaux, telles sont les quelques conséquences fâcheuses de la consommation abusive de l’alcool, ont aussi détaillé les consultants avant de démontrer combien l’alcool gâche la santé du consommateur. Lorsqu’on consomme de l’alcool, il passe dans l’estomac et entre directement dans les intestins ; raison pour laquelle le consommateur sent le besoin de faire le petit besoin à chaque instant. Apres les intestins, l’alcool entre dans le sang et attaque les organes nobles comme le foie, le cœur et les reins.

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vue partielle des participants à l’atelier

Les conséquences à court terme de la consommation excessive de l’alcool, ont poursuivi les orateurs, sont la fuite de responsabilités familiales pour un chef de ménage et le risque de rapports sexuels non protégés. Et d’ajouter l’existence des effets à long terme. Ils ont ainsi détaillé :

- Le système nerveux et psychique est endommagé. Cet état est matérialisé par des troubles de la mémoire et par une anxiété de la dépression ;
- L’appareil digestif est aussi affecté avec l’apparition du cancer des voies aérodigestives supérieures comme la bouche, la gorge et le larynx ;
- Pour les femmes enceintes, l’alcool entraine le syndrome d’alcoolisation fœtal, les fausses couches à répétition et les malformations fœtales ;
- 23.000 décès par l’an sont enregistrés par cancer par cirrhoses ou alcolo- dépendance.

Malgré l’existence des médicaments qui peuvent aider les consommateurs à rompre avec l’alcool, ils ne sont pas vendus dans les pharmacies comme les autres médicaments. Les Députés ont été informé qu’ils ne sont pas mis à la disposition de tout le monde parce qu’ils sont chers. Si les personnes abandonnent l’alcool alors que le corps humain en a besoin, cela peut causer des conséquences néfastes sur la santé, se sont inquiétés les Députés. Le corps lui-même en fabrique à partir des aliments consommés, a tranquillisé l’orateur du jour qui a ajouté que cela est passable pour des personnes non dépendantes de l’alcool.

Les Députés ont voulu connaitre le pas franchi dans la préparation d’un projet de loi qui régit la consommation de l’alcool au Burundi. Le représentant légal de la BAPA a répondu qu’ils sont à l’œuvre depuis 2012 et que la BAPA conduit un projet de plaidoyer pour la mise en place d’une politique nationale sur l’alcool. Il a profité de cette occasion pour leur demander que, si une fois le projet de loi les parvienne, qu’ils l’adoptent à l’unanimité.

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Les gens prennent un verre dans les heures de travail

Les Honorables Députés ont effectué une descente le même jour dans les cabarets de certains quartiers de la ville de Bujumbura. Les clients les fréquentent les heures de l’avant midi, ont-ils déploré.

 
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