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Le Président de l’Assemblée Nationale se joint aux chrétiens de la paroisse de Muzinda dans la célébration de la fête de Pentecôte

Publié dimanche 4 juin 2017
parChristine Nahimana
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Le Président de l’Assemblée Nationale et son épouse pendant la messe

Dimanche 4 juin 2017, célébration solennelle de la Pentecôte. A cette occasion, le Président de l’Assemblée Nationale a partagé la messe avec les chrétiens de la Paroisse Saint-Pierre de Muzinda, qu’il appelle affectueusement « sa » paroisse en souvenirs de bons moments dont la célébration de son mariage et le baptême de ses enfants.

Dans son homélie, le curé de la paroisse a indiqué que cette fête de la venue du Saint-Esprit clôture la période des 50 jours de la joie de Pâques quand Jésus-Christ a vaincu la mort. Pentecôte ouvre également la porte aux temps ordinaires, devrait rappeler l’Abbé Eloi-Sébastien MANIRAKIZA qui a quand même nuancé que ce n’est pas aussi ordinaire que ça puisque, nous aussi, nous nous préparons dans l’allégresse à aller dans le Royaume de Dieu.

Paraphrasant l’Evangéliste Luc, le Curé de la paroisse est revenu sur la fête de l’Ascension, quand Jésus-Christ a réconforté ses disciples en leur disant qu’Il ne les laisse pas orphelins, mais qu’Il leur enverra la puissance du Saint-Esprit. Eh bien, ce rendez-vous est aujourd’hui arrivé, s’est-il réjoui. Un vent violent a empli la maison ou s’étaient enfermés les apôtres par peur des Juifs. Les flammes se sont déposées sur la tête de chacun. Le feu qui émane de ces flammes réchauffe ce qui était froid. Dorénavant, les disciples de Jésus-Christ auront la force de proclamer sans hésitation que le Christ mort est ressuscité.

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Vue partielle des Chrétiens

L’Orateur du jour a aussi précisé que le Saint-Esprit vient restaurer l’unité bafouée par l’orgueil du genre humain. Et de rappeler l’histoire de la Tour de Babel à l’époque où les hommes parlaient la même langue mais à cause de leur culot d’atteindre Dieu au ciel leur langage a été troublé. Mais aujourd’hui, avec cette unité recouvrée, tout le monde est invité à rendre témoignage de la bonté de Dieu.

Les gens, après avoir reçu le Saint-Esprit, changent. Même Saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens, mentionne que personne ne peut proclamer que Jésus-Christ est le Seigneur sans avoir au préalable le don du Saint-Esprit qui une inspiration, a-t-il confié avant d’exhorter les chrétiens à analyser leurs propres dons pour en faire usage à bon escient et non de les exploiter à des fins d’orgueil. Il a cité quelques voies dont les dons de prodiguer des conseils, d’être humble dans le souci de faire progresser la famille.

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Le curé de la paroisse célébrant la messe

Pour insister sur l’importance du Saint-Esprit, l’Abbé Eloi-Sébastien MANIRAKIZA est revenu sur le passage de Saint Matthieu quand Jésus-Christ a dit que tout pécheur sera pardonné, sauf celui qui se sera attaqué au Saint-Esprit. C’est en effet cet Esprit Saint qui nous donne le sens du discernement. Le Curé de la paroisse Saint Pierre a aussi invité les chrétiens à implorer le Saint-Esprit au même titre que Dieu le Père et Dieu le Fils, ensemble ils forment le mystère de la Trinité comme l’évoque le Crédo. Il faut intégrer dans nos prières habituelles le Saint-Esprit pour qu’il nous imprègne de ses sept dons, a-t-il souhaité.

Au terme de cette célébration eucharistique, le Président de l’Assemblée Nationale a salué les chrétiens de la paroisse. Le Très Honorable Pascal NYABENDA, dans son allocution, a insisté sur la place de l’âme dans la culture burundaise. Ainsi, a-t-il expliqué, c’est l’âme qui constitue en fait l’essence de l’homme. Il a pris comme témoignages les adages rundi comme « untel n’a pas de cœur, un tel a un bon/mauvais cœur ». Parmi les membres du corps humain, l’âme occupe une place de choix, a-t-il ajouté en démontrant que quand le cœur de quelqu’un, ne fonctionne plus, c’est qu’il a déjà signé sa mort.

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Le Président de l’Assemblée Nationale s’adressant aux chrétiens de la paroisse Muzinda

Dans la vie courante, le Président de la Chambre basse du Parlement burundais du Parlement burundais a rappelé que nous entamons la période de la saison sèche réputée faussement de tout repos pour les Burundais en général et les agriculteurs en particulier. En saison sèche, les Burundais croisent les bras alors que le ventre réclame toujours à manger, s’est étonné le Très Honorable Pascal NYABENDA qui a renchéri que cet état de fait pousse les populations à consommer même les semences. Même si la saison culturale B a été meilleure que celle A, les populations devraient être prudentes, a-t-il averti. Il les a plutôt exhorté de cultiver de cultiver des plantes qui poussent bien et qui sollicitent l’arrosage comme les légumes. C’est aussi une occasion d’initier la jeunesse en vacances aux travaux manuels notamment la construction des écoles.

 
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