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L’enseignement supérieur vu par les représentants du Peuples

Publié mercredi 15 février 2017
parFlorine Mukeshimana
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Vue partielle des Honorables Députés en plénière

La Commission de l’Education, de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, de Culture et de la Communication a présenté en plénière le Mardi 15/02/2017 le rapport de descente dans différentes Universités Publiques et Privées. La plénière était présidée par le Très Honorable Pascal NYABENDA Président de l’Assemblée Nationale.

L’objectif de la descente était de se rendre compte de l’état des lieux de la mise en application des réformes au niveau de l’enseignement supérieur public et privé. L’Honorable Gloriose NIMENYA Présidente de la Commission a fait savoir que le recueil de ces informations par l’Assemblée Nationale permettra aux Honorables Députés d’apporter leurs contributions dans ce secteur.

Les Honorables Députés membres de la commission ont constaté que les Universités privées ont eu l’autorisation d’ouverture, les unes ont le programme de la recherche scientifique qui accueillent les lauréats qui ont réussi à l’Examen d’Etat, d’autres ont le programme professionnel qui accueillent ceux qui n’ont pas le diplôme d’Etat.

Un autre constat fait par les Députés est que dans la plupart des Universités les inscriptions ont augmenté dans les trois dernières universités. Néanmoins, suite à la crise que le Burundi a traversée depuis l’année 2015, l’Université Espoir d’Afrique a vu le nombre de ses étudiants diminuer sensiblement.

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Le Président de l’Assemblée Nationale dirige les travaux

Dans ce rapport, la Commission de l’Education, de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, de Culture et de la Communication a fait savoir que les étudiants et les professeurs apprécient le système BMD (Bachelier – Master- Doctorat) car le temps imparti aux travaux pratiques permet aux étudiants d’améliorer leurs savoir-faire.

Cependant des défis ne manquent pas. Les uns sont similaires à toutes les universités. Il s’agit de la pauvreté qui a entraîné beaucoup d’abandons, l’insuffisance des laboratoires et de leurs équipements ainsi que le manque du matériel didactique pour ne citer que cela. Il y a aussi des défis spécifiques. Les responsables de certaines universités demandent que certaines facultés dites stratégiques gardent leur volume horaire. L’Université du Burundi qui n’a pas encore ouvert le programme de Master ainsi que le manque de matérialisation par un texte juridique des diplômes BMD.

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L’Honorable Gloriose NIMENYA Présidente de la Commission présente le rapport en plénière

Les universités privées connaissent un manque criant de professeurs à temps plein. Des recommandations ont été formulées par les Honorables Députés membres de la commission. En matière d’enseignement, ils ont recommandé la révision la loi no 1/22 du 30 décembre 2011 portant organisation de l’enseignement supérieur au Burundi et leurs textes d’application, la reconnaissance des diplômes du Baccalauréat au même titre que la licence, la redynamisation de la Commission de l’enseignement supérieur et la mise en place d’une politique de formation des professeurs destinés à enseigner dans tous les cycles universitaires.

Les Honorables Députés ont aussi recommandé la révision du budget alloué à l’éducation et l’augmenter et la vulgarisation à temps utile les lois et leurs textes d’application relatifs à l’éducation

 
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