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L’Ombudsman présente le rapport de ses activités pour le premier semestre 2017

Publié samedi 12 août 2017
parChristine Nahimana
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Un parti politique appartient aux membres et non à une personne. C’est la réponse de l’Ombudsman à un Député qui souhaitait que certaines formations politiques soient restituées à leurs propriétaires. Le Médiateur Burundais présentait en effet le rapport semestriel de ses activités au cours du premier semestre 2017. L’Honorable Edouard NDUWIMANA a d’emblée rappelé les principales missions confiées à son Institution que sont la médiation, le contrôle du bon fonctionnement des entités administratives et la prévention des conflits.

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L’Ombudsman présentant le rapport devant les Elus

Au total 129 dossiers ont été reçus en matière de médiation par l’Institution de l’Ombudsman dont 30 dossiers ont été clôturés, 56 dossiers non clôturés et 43 dossiers n’ont pas été analysés. Ces derniers dossiers ont été ainsi traités parce que les plaignants ne s’étaient pas dirigés à la bonne adresse. De même, l’Institution est au courant que certaines gens ne recourent pas à ses services dont elles sont pourtant besoin par ignorance. Cet état de faits prouve à suffisance que cette Institution n’est pas connue du grand public, ont réagi les Députés qui ont alors démontré qu’une large sensibilisation de la population s’impose. Pour contourner le défi de manque de moyens financiers surtout au cours cette période où les partenaires ont tourné le dos, ils ont proposé de mettre sur pied deux autres antennes qui s’ajouteront aux deux autres qui sont déjà opérationnelles au Nord et au Sud du pays. Et de promettre de plaider pour l’augmentation du budget alloué à cette Institution lors de l’analyse de la Loi des Finances. A propos des rebondissements dans le dossier Kagaragara, l’Honorable Edouard NDUWIMANA a avoué ne pas être au courant. Selon un Député de la circonscription de Bubanza, les populations de cette localité sont menacées d’expulsion. Alors que l’expropriation pour cause publique suit un processus bien connu, ces dernières ne connaissent aucune raison à la base de cette décision.

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Vue de profil des Honorables Députés en plénière

C’est la raison pour laquelle elles ont adressé une correspondance à trois Ministres, ceux en charge de l’Intérieur, de l’Environnement et de la Défense Nationale. Pire, l’Elu du peuple s’est indigné du comportement du Gouverneur de la province de Bubanza qui se serait opposé au projet de la CICR de construire des abris et de nourrir ces populations. Le Très Honorable Pascal NYABENDA, lui-même élu dans cette circonscription, a promis qu’ensemble avec les Parlementaires de Bubanza, ils vont se pencher sur la question.

Même si le dossier Cabara/Mayengo aurait trouvé une issue favorable grâce au concours de l’Institution de l’Omubdsman, celui-ci a été exhorté à suivre de près les sinistrés de Nyaruhongoka. Il paraîtrait que sur la liste de ceux qui vont déménager figureraient les personnes dont les maisons sont en bon état au détriment des sinistrés. L’Honorable Edouard NDUWIMANA a informé qu’une Commission a été mise sur pied pour éradiquer les cas de tricherie éventuels. Un autre Député a démontré combien les termes de réconciliation sont vides de sens pour un individu qui n’a pas où poser la tête alors que son lopin de terre est occupé par une personne qui possède sa propriété ailleurs. L’Ombudsman a clairement tranché. Les déplacés internes doivent retourner à leur milieu d’origine. Comment imaginer quelqu’un qui se lève le matin pour aller cultiver son champ, il y passe la journée, il s’y saoule même. A la nuit tombante, il « fuit » et rentre au camp des déplacés, sachant bien que le vrai propriétaire du terrain s’arrange pour trouver son abri.

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Vue partielle des Honorables Députés en plénière

Pour le dossier des fournisseurs des plants fruitiers, l’Honorable Edouard NDUWIMANA a informé les Députés de l’avancement du dossier qui se trouve actuellement au Parquet Général de la République. L’issue n’est pas loi, a-t-il tranquillisé en précisant que les fournisseurs ne sont pas seulement du ressort de Kayanza mais se retrouvent au niveau de tout le pays. En matière de contrôle du bon fonctionnement de l’Administration, le Médiateur buurndais a entre autres visité le Centre Hospitalo Universitaire de Kamenge (CHUK), la Prison Centrale de Murembwe, le Centre de Rééducation des Mineurs en conflit avec la loi à Rumonge. L’Honorable Edouard NDUWIMANA a jugé que le CHUK est victime de sa double tutelle, le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère de la Santé Publique. De plus, a-t-il encore déploré, l’administration dont il relève (Université du Burundi) est quasi absente. Il a aussi signalé que le Conseil d’Administration ne se penche pas sur les priorités du Centre pendant que la Direction n’est pas à la hauteur des missions assignées au centre. A côté des chirurgiens qui quittent le CHUK faute d’une mauvaise organisation, a-t-il regretté, les patients sont pénalisés par le fait que les médecins qui sont censés y prester ont leurs hôpitaux privés et les patients n’ont d’autres choix que de les suivre dans leurs cabinets privés pour ceux qui le peuvent. Les Députés ont attiré l’attention de l’Ombudsman sur le risque de chevauchements entre les différentes Institutions du pays.

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Vue d’ensemble des Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale

La Mairie de Bujumbura a en effet improvisé la politique des parkings payants sans mener au préalable une étude de l’impact du projet, a confié l’Honorable Edouard NDUWIMANA qui avoue ne pas s’opposer au développement de cette entité administrative. Et d’ajouter que le même phénomène s’observe à propos des entreprises chargées de nettoyer la ville de Bujumbura en la débarrassant des immondices. Ces compagnies qui étaient nombreuses sont presque invisibles aujourd’hui au profit d’une seule qui opère dans des conditions obscures, a-t-il regretté en précisant que la passation des marchés n’a pas eu lieu. Le respect de la loi est son principal souhait. Au sujet de la prévention des conflits, les Députés ont voulu l’assurance de l’Ombudsman sur le bien déroulement des échéances électorales de 2020. Ils sont en effet inquiets de la situation à la une, celle qui prévaut au Kenya. Et l’Honorable Edouard NDUWIMANA de sauter sur l’occasion pour démontrer que le Burundi a été victime de montages. Les deux situations sont incomparables, a-t-il déclaré. Il ne doute pas que les élections de 2020 se dérouleront dans le calme. Il fonde en effet son espoir sur les différentes rencontres qu’il a menées avec les acteurs politiques à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. La feuille de route qu’ils produiront se

 
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