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Analyse et adoption du Projet de loi portant Modification de la Loi N˚1/15 du 9 Mai 2015 régissant la Presse au Burundi.

Publié jeudi 19 avril 2018
parChristine Nahimana
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La Carte de presse n’est pas d’usage au Burundi et ce, faute d’un texte de référence, s’est plaint jeudi 19 avril 2018, dans son exposé des motifs, le Ministre des Postes, des Technologies de l’Information, de la Communication et des Médias. Pourtant, s’est étonné l’Honorable Nestor BANKUMUKUNZI, elle est prévue à la fois dans l’actuelle Loi régissant la Presse et dans la Loi Organique du Conseil National de la Communication.

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Vue partielle des Honorables Députés en train de voter

Par manque de ladite Carte, a-t-il poursuivi, des malentendus s’observent quotidiennement entre certains agents de l’administration et/ou de l’ordre public d’une part, et des journalistes dans leur profession, d’autre part. C’est pour toutes ces lacunes que le Projet de loi portant Modification de la Loi N˚1/15 du 9 Mai 2015 régissant la Presse au Burundi a été adopté à l’unanimité après des discussions longues et houleuses.

En effet, les articles 7,8, et 9 ont vivement nourri les débats.

L’article 7 stipule : « Au sens de la présente loi, est journaliste professionnel toute personne titulaire d’un diplôme de niveau baccalauréat au moins délivré par une école ou un institut de formation en journalisme légalement reconnu, justifiant d’une expérience pratique d’au moins deux (2) ans dans le secteur des médias, et dont l’activité principale consiste à collecter, traiter et transmettre les nouvelles, informations et opinions du public.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale en train de voter

Peut également prétendre à ce statut de journaliste professionnel, toute personne titulaire d’un tout autre diplôme de niveau baccalauréat au moins couplé d’un stage de formation certifié en journalisme ou pouvant justifier qu’elle a exercé le métier, d’une manière permanente et pendant trois années consécutives au moins, dans une entreprise de presse écrite, audiovisuelle, électronique ou un quelconque métier assimilé ».

Quant à l’article 8, il définit le technicien en ces termes : « Est technicien de l’information, toute personne diplômée d’une école de formation aux métiers de technicien ou d’ingénieur, qui exerce d’une façon régulière et rétribuée dans une ou plusieurs entreprises de presse, quelque soit son statut juridique, et en tirer l’essentiel de ses ressources ».

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Le Ministre des Postes, des Technologies de l’Information, de la Communication et des Médias présentant son exposé des motifs

L’article 9, qui a été en fin de compte supprimé, était ainsi libellé : « Les journalistes et techniciens en fonction justifiant d’une expérience d’au moins dix (10) ans dans le domaine de la presse ne sont pas concernés par les articles 7à 8 ci-dessus ».

Au moment où le pays est confronté au problème de chômage des jeunes, la plénière a jugé que les articles 7 et 8 ajoutent le drame au drame. Elle a finalement écourté pour l’article 7 l’expérience pratique, de deux ans à six mois. Le niveau d’études pour les deux articles 7 et 8 é aussi été un autre pomme de discorde.

 
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