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Analyse et adoption du Projet de loi portant Code de l’Offre des Soins et Services de Santé au Burundi.

Publié mardi 13 mars 2018
parChristine Nahimana
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Le Ministre de la Santé Publique et de la lutte contre le VIH/SIDA présentant l’exposée des motifs

« Il est institué une Autorité Burundaise de Régulation des Médicaments et des Aliments à usage humain. Cette autorité est érigée en une Administration Personnalisée de l’Etat placée sous la tutelle du Ministre ayant la santé publique dans ses attributions ». C’est l’une des innovations contenues dans le Projet de loi portant Code de l’Offre des Soins et Services de Santé au Burundi, un projet qui a été analysé et adopté à l’unanimité au cours de la séance plénière de mardi 13 mars 2018.

La révision du décret-loi n˚1/16 du 17 mai 1982 portant Code de la santé publique du Burundi, a révélé, dans son exposé des motifs, le Ministre de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, s’inscrit dans le cadre du renforcement des prérogatives du Ministère ayant en charge la santé publique et la lutte contre le Sida afin qu’il soit capable de garantir à la population un système de santé solide et fiable en lui permettant de jouer pleinement le rôle qui lui est dévolu. Le Docteur Josiane NIJIMBERE devrait aussi clarifier que le projet de loi avait été scindé en trois Livres. Et de détailler :

 Le Livre I : projet de loi portant Code de l’offre des soins et services de santé au Burundi ;  Le Livre II : projet de loi portant réglementation du médicament, l’exercice de la pharmacie, la profession d’opticien et l’art des tradipraticiens ;  Le Livre III : projet de loi portant Code d’hygiène et assainissement au Burundi.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale votant à main lévée

L’article 211, au point 13, a fait remarquer la Commission des Affaires Sociales, du Genre, du Rapatriement, de l’Egalite des Chances et de la Lutte contre le Sida, évoque : « la prescription des normes de qualité en ce qui concerne les produits fabriqués, destinés à être fabriqués ou importés vers le Burundi ou exportés à partir du Burundi ». A ce que l’on sache, cela relève de la compétence du Bureau Burundais de Normalisation (BBN). Cela ne risque-t-il pas de créer les conflits entre le BBN et la future autorité de régulation ?, s’est-elle inquiétée avant de demander, à l’heure actuelle, comment se fait le contrôle des Aliments et Médicaments produits localement ou importés ?

Il n’y a pas de conflit apparent, a tranquillisé le Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida. Toutefois, a nuancé le Docteur Josiane NIJIMBERE, comme certaines activités sont assurées par les services du Ministère en charge de la santé publique dans ses attributions et d’autres par le BBN relevant du Ministère ayant le Commerce dans ses attributions, il faut des améliorations pour le bien être de la population, a-t-elle conclu avant d’inviter le Législateur à clarifier la compétence des uns et des autres pour éviter d’éventuels chevauchements entre les deux structures étatiques émanant d’un seul Gouvernement.

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Les Honorables Députés votant à main levée

Le Membre du Gouvernement devrait aussi rassurer les Députés que le Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge est en cours de réhabilitation. Alors qu’il fut un temps où tous les examens étaient analysés au service de laboratoire du CHUK, cette institution s’est éteinte à petit feu jusqu’à tomber dans les ruines, a-t-elle rappelé avec regret. Aujourd’hui une commission a été mise sur pied pour analyser les modalités de redresser le CHUK dans un délai ne dépassant pas deux semaines.

 
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